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Pour sortir de la crise gouvernementale, il faut commencer par respecter la Constitution, estime le Hezbollah

Pour sortir de la crise gouvernementale, il faut commencer par respecter la Constitution, estime le Hezbollah

Le logo du Hezbollah. Photo ANI

Le groupe parlementaire du Hezbollah a estimé jeudi que la crise gouvernementale actuelle ne pourrait être résolue sans un "respect des normes de la Constitution", alors que le cabinet de Nagib Mikati est paralysé depuis plus d'un mois et demi par des tensions politiques internes liées notamment au sort de l'enquête sur la double explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth.

Le gouvernement Mikati ne s'est plus réuni depuis le 12 octobre dernier en raison de plusieurs conflits politiques. Les ministres chiites réclament en effet le dessaisissement du juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur la déflagration au port de Beyrouth, qu'ils estiment politisé depuis qu'il a lancé des poursuites contre plusieurs responsables politiques et sécuritaires, notamment des députés et anciens ministres du mouvement Amal, allié du Hezbollah. Le tandem chiite demande que, conformément à la Constitution, les ministres et anciens ministres soient jugés par la Haute cour de justice pour les ministres et présidents, tandis que pour certains analystes et d'autres formations politiques, porter l'affaire devant cette instance, qui n'a jamais été convoquée, reviendrait à la noyer.  

A l'issue de leur réunion hebdomadaire, les députés du Hezbollah ont appelé à "déployer tous les efforts possibles pour écarter les entraves à la reprise des réunions du gouvernement, qui a beaucoup de travail à accomplir à plusieurs niveaux". Selon eux, "pour sortir de la crise gouvernementale actuelle, il faut commencer par revenir à la Constitution et en respecter les normes". Le groupe parlementaire du parti pro-iranien est dans ce cadre revenu une nouvelle fois à la charge contre le juge Bitar, qu'ils accusent d'être "partial" et de "politiser" l'enquête. Il a estimé en effet que "tant que la Constitution n'est pas amendée, le juge d'instruction n'a aucune prérogative pour juger les ministres et Premiers ministres". 

Le Hezbollah a par ailleurs estimé que l'approche de cette crise diplomatique "attisée avec l'Arabie saoudite ne peut pas être rétablie avec des compliments ou en sous-estimant la souveraineté et la dignité" du Liban. Il a toutefois souligné "l'importance et la nécessité de rétablir les relations du Liban avec les autres pays, notamment les pays arabes frères".

La crise diplomatique avec plusieurs pays du Golfe a été provoquée par des déclarations du ministre de l'Information Georges Cordahi, prononcées avant qu'il n'entre en fonction, concernant la guerre au Yémen. Riyad a toutefois précisé que cette crise était également due à l'influence grandissante du Hezbollah sur la scène politique libanaise. 


Le groupe parlementaire du Hezbollah a estimé jeudi que la crise gouvernementale actuelle ne pourrait être résolue sans un "respect des normes de la Constitution", alors que le cabinet de Nagib Mikati est paralysé depuis plus d'un mois et demi par des tensions politiques internes liées notamment au sort de l'enquête sur la double explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Le...