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Dernières Infos - Antilles Françaises

Dix policiers blessés par des tirs en Martinique, des journalistes visés


Dix policiers blessés par des tirs en Martinique, des journalistes visés

Des policiers français déployés en Martinique, le 25 novembre 2021. Photo LOIC VENANCE / AFP

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, des violences ont de nouveau perturbé la Martinique, dans les Antilles françaises, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, avec des tirs visant des policiers, dont dix ont été blessés, et des journalistes.

Selon un nouveau bilan de la police communiqué à l'AFP, dix policiers ont été blessés, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles. Un policier a été blessé au bras vendredi par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, tandis qu'un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles. Trois policiers des forces spéciales de la police française ont été visés par des tirs de grenaille lors d'une intervention sur un barrage. Cinq autres ont été blessés par des projectiles, selon la police. Quatre journalistes français, dont un photographe de l'AFP, ont par ailleurs essuyé trois tirs de la part d'hommes circulant en moto dans une rue déserte de Fort-de-France, alors qu'ils étaient en train de filmer et de prendre des photos à bonne distance d'un barrage en feu.

Au moins dix personnes ont été interpellées en lien avec ces violences, a appris l'AFP auprès de l'entourage du ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmnin, qui leur a apporté son soutien. "Je leur apporte mon entier soutien. Tout est mis en oeuvre pour retrouver les responsables", a-t-il indiqué sur Twitter. Ces coups de feu sont "totalement inacceptables", s'est ému sur BFMTV le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal, en prônant "évidemment (une) fermeté absolue face à ces situations".

La Guadeloupe et la Martinique, distantes de 120 km l'une de l'autre, connaissent un important mouvement de contestation, né du refus de l'obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers, qui a dégénéré en crise sociale, révélant les attentes d'une population où beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté et où le chômage des jeunes explose.

Ce mouvement social est accompagné de violences urbaines nocturnes qui ont poussé le préfet de Martinique à instaurer jeudi un couvre-feu de 19H00 à 5H00, tandis que le préfet de Guadeloupe prolongeait celui ayant déjà cours dans l'île.

Les autorités ont entamé des discussions avec des syndicats et des élus pour tenter de sortir de l'impasse.

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, des violences ont de nouveau perturbé la Martinique, dans les Antilles françaises, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, avec des tirs visant des policiers, dont dix ont été blessés, et des journalistes.
Selon un nouveau bilan de la police communiqué à l'AFP, dix policiers ont été blessés, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles. Un policier a été blessé au bras vendredi par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, tandis qu'un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles. Trois policiers des forces spéciales de la police française ont été visés par des tirs de grenaille lors d'une intervention sur un barrage. Cinq autres ont été blessés par des projectiles, selon la police. Quatre journalistes français, dont un...