Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'un discours télévisé, le 18 octobre 2021. Photo Al-Manar / AFP
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé jeudi l'Arabie saoudite d'avoir "provoqué" la crise diplomatique actuelle avec le Liban, estimant que la réaction de Riyad aux propos du ministre libanais de l'Information, Georges Cordahi était "très exagérée". M. Nasrallah a fait cette déclaration lors d'un discours, retransmis en direct, prononcé à l'occasion de la "Journée des martyrs" de son parti.
Il y a deux semaines, plusieurs pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, ont annoncé des mesures de rétorsion à l'égard du Liban, notamment le rappel des ambassadeurs à Beyrouth, et l'expulsion de diplomates libanais, suite à des propos polémiques du ministre Cordahi, dans lesquels il critiquait la guerre au Yémen et l'implication de Riyad dans ce conflit et exprimait son soutien aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran. M. Cordahi avait tenu ces propos avant d'être nommé ministre. Depuis, l'affaire prend l'allure d'un bras de fer au sujet du Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise, qui est armé et financé par l'Iran chiite, grand rival régional de l'Arabie saoudite sunnite. Le chef de la diplomatie saoudienne, Fayçal ben Farhan, avait déclaré que "le problème allait bien au-delà des simples commentaires d'un ministre" et dénoncé "l'hégémonie du Hezbollah sur le Liban".
Lundi, le numéro deux de la Ligue arabe, Houssam Zaki, avait, lors d'une visite au Liban, réclamé la démission du ministre Cordahi, afin d'amorcer un règlement de la crise, à l'instar du Premier ministre Nagib Mikati et de certaines formations de la scène politique libanaise. Le ministre, soutenu par le Hezbollah, refuse de démissionner.


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