Un jour après l’annonce des nouveaux tarifs des carburants, le porte-parole des propriétaires de stations-service au Liban, Georges Brax, a indiqué hier à l’Agence nationale de l’information (ANI) qu’il y a une « erreur » dans la façon dont les prix du mazout distribué par leurs établissements sont fixés. Ce problème serait dû, selon lui, au fait que le ministère de l’Énergie, chargé de calculer ces prix, « ne prend pas en compte les coûts réels dans son mécanisme de tarification ».
Fixé à 674 dollars les 1 000 litres, hors frais de transport et les commissions prélevées par les stations, Georges Brax regrette en premier que ce prix n’intègre pas la « commission de 1 % prélevée par les banques sur les montants déposés chez elles en dollars en contrepartie de l’achat du mazout ». Second argument avancé : les tarifs sont calculés au taux de 19 000 livres libanaises pour un dollar, alors que ce taux se rapproche des 21 000 sur le marché parallèle et que les installations pétrolières auprès desquelles ce carburant est acheté encaissent seulement en dollars.
Selon lui, cette situation fait perdre aux stations un montant de « 11 000 livres » chaque 20 litres vendus, ce qui pousserait leurs propriétaires à s’abstenir de livrer leurs stocks. Suite à cela, il a appelé les responsables à tenir compte des études que son rassemblement a soumis aux autorités afin de résoudre ce « problème comptable simple » ou de livrer le carburant aux installations pétrolières en livres libanaises.


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Et pourquoi les banques prélèvent-elles 1%?
07 h 44, le 05 novembre 2021