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Le Qatar promet "l'égalité citoyenne" après un scrutin controversé

Le Qatar promet

Un drapeau du Qatar. Photo d'archives AFP

L'émir du Qatar a promis mardi "l'égalité citoyenne" après que certaines personnes ont été empêchées de participer à l'élection de l'organe législatif début octobre, déclenchant un rare débat public dans ce riche pays du Golfe où les partis politiques sont interdits.

Seuls les descendants d'habitants déjà citoyens qataris en 1930 avaient le droit de voter et d'être candidat au Conseil de la Choura, disqualifiant d'office des familles naturalisées depuis. "Pour promouvoir l'égalité de la citoyenneté qatarie et l'instaurer dans la pratique (...), j'ai chargé le conseil des ministres de préparer les amendements juridiques appropriés, afin de concrétiser cet objectif", a déclaré l'émir, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, aux législateurs lors de la séance d'ouverture du nouveau conseil mardi, retransmise à la télévision. L'émir a également appelé à lutter contre "le sectarisme tribal" qui va selon lui à l'encontre de l'intérêt public.

Lors du scrutin législatif le 2 octobre, les candidats ont dû se présenter dans les circonscriptions électorales liées à l'endroit où leur famille ou leur tribu était basée dans les années 1930, selon les données compilées par les autorités britanniques de l'époque. Certains membres de l'importante tribu al-Murrah figuraient parmi les exclus du processus électoral, ce qui a déclenché un débat acharné en ligne et des manifestations sporadiques.

Le Qatar compte quelque 2,5 millions d'habitants, dont la plupart sont des étrangers et n'ont pas le droit de vote. Les Qataris sont environ 333.000. Le Qatar avait signé, pour la première fois depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1971, une Constitution qui est entrée en vigueur en 2005 avec pour but d'introduire des réformes démocratiques. La Constitution interdit toujours aujourd'hui les partis politiques mais confie le pouvoir législatif à un Conseil consultatif, ou Parlement, composé de 45 membres et dont les deux tiers sont élus. Les autres membres de la Choura sont nommés par l'émir, qui concentre encore l'essentiel du pouvoir. En septembre, l'ONG Human Rights Watch avait averti que la loi qatarie "priverait effectivement des milliers de Qataris de voter ou de se présenter".


L'émir du Qatar a promis mardi "l'égalité citoyenne" après que certaines personnes ont été empêchées de participer à l'élection de l'organe législatif début octobre, déclenchant un rare débat public dans ce riche pays du Golfe où les partis politiques sont interdits.
Seuls les descendants d'habitants déjà citoyens qataris en 1930 avaient le droit de voter et d'être candidat au...