Un véhicule de l'armée libanaise, le 14 octobre 2021 devant le palais de Justice de Beyrouth. Photo João Sousa
De violents combats armés auxquels prenaient vraisemblablement part des miliciens du Hezbollah et d'Amal dans le quartier de Tayyouné à Beyrouth se poursuivaient jeudi vers midi, ces accrochage ayant déjà fait au moins un mort et huit blessés. Des tirs de roquettes RPG ont également été recensés, selon notre photographe sur place João Sousa.
Une porte-parole du Hezbollah, Rana Sahili, a affirmé dans un communiqué que des "snipers ont pris pour cible des manifestants pacifiques, tuant et blessant certains d'entre eux".
Face à ce grave dérapage sécuritaire, le chef de l'Etat, Michel Aoun, et le Premier ministre Nagib Mikati, ont appelé au calme alors que l'armée a été déployée en masse sur les lieux des affrontements qui se sont produits en marge d'une manifestation du Hezbollah et d'Amal contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'enquête sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth.
Le Conseil de sécurité central doit se réunir exceptionnellement à 13h pour se pencher sur ces développements.


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