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La Belgique tire la sonnette d’alarme

Le sélectionneur Roberto Martinez sur la sellette après les fiascos de la Ligue des nations et du récent Euro.

La Belgique tire la sonnette d’alarme

Les Diables rouges des Courtois, Hazard, De Bruyne ou Lukaku rêvaient d’un premier trophée lors de la Ligue des nations. Toutefois, cette génération dorée risque de ne rester qu’une génération pleine de promesses ratées. Massimo Rana/Pool/AFP

La sonnette d’alarme est tirée en Belgique : après les échecs en Ligue des nations et lors du récent Euro l’été passé, la génération dorée risque de ne rester qu’une génération pleine de promesses ratées. Les Diables rouges des Courtois, Hazard, De Bruyne ou Lukaku rêvaient d’un premier trophée. Les fans belges les plus optimistes sont retombés sur terre au point de remettre en cause la solidité de la position du sélectionneur Roberto Martinez. Car les hommes du coach catalan ont chuté. D’abord face aux champions du monde, la France, jeudi dernier (3-2). Ensuite face aux champions d’Europe, l’Italie, dimanche dernier (2-1), pour le match pour la 3e place.

Cette Ligue des nations a mis en évidence une récurrence : la Belgique, pourtant numéro un au classement FIFA (la Fédération internationale de football) depuis plus de trois ans, peine à s’imposer face aux grandes nations du ballon rond. Si l’on excepte un spectaculaire succès en quarts de finale de la Coupe du monde 2018 face au Brésil, les fulgurances face à des équipes du top 10 mondial ont été plutôt rares. Or, pour remporter un titre, il faut forcément battre les meilleurs. Une sorte de fatalisme a donc gagné le « plat pays ». « Croyez-vous encore en nous ? »

s’est ouvertement demandé l’ailier Yannick Carrasco, s’agaçant des éditoriaux d’une presse qui semble désormais perdre patience après avoir adulé cette génération plutôt brillante depuis 2014. « Nous, nous y croyons ! » a insisté le joueur de l’Atlético Madrid.

Pour la première fois depuis son entrée en fonction en 2016, Martinez est sorti de ses gonds en conférence de presse après la défaite face à l’Italie, loin de son flegme habituel. L’Espagnol ne semble pas vouloir abandonner le navire, désormais en pleine tempête, alors que des rumeurs l’envoient régulièrement au FC Barcelone ou chez les nouveaux riches de Newcastle. Au contraire, « el Señor » Roberto est apparu plus combatif que jamais, répondant aux attaques dont il fait de plus en plus l’objet, notamment sur ses capacités tactiques à sublimer son équipe. « Ce n’est pas un changement tactique qui fera la différence. C’est l’animation qui compte », a-t-il répondu à ceux qui l’estiment trop rigide, voire têtu. « On est battus par le champion d’Europe (l’Italie), mais on s’est créé plus d’occasions. Il faut parfois regarder plus loin que le seul résultat », s’est-il énervé devant des journalistes belges médusés, eux qui n’avaient jamais vu l’ex-coach d’Everton aussi crispé.

Martinez « par défaut » ?

Une attitude qui s’explique sans doute par les critiques médiatiques nées après la défaite face à la France jeudi dernier. « Martinez : stop ou encore ? » avaient titré plusieurs quotidiens belges. « Il est temps que des professionnels commencent à analyser le travail de Martinez. En France, Didier Deschamps a été champion du monde, il a raté l’Euro et il s’est fait massacrer. Nous, ici, on a l’impression qu’il y a plein de gens qui n’osent pas parler de Martinez. Il a eu une Coupe du monde, un Euro, la Ligue des nations, et ça n’a pas marché », a constaté Nordin Jbari, ancien attaquant d’Anderlecht et Bruges, reconverti en consultant.

Cette vague de critiques surgit alors que Kevin De Bruyne, meneur de jeu des Diables rouges, estime, lui, qu’il faut mettre les résultats en perspective : « Nous ne sommes que la Belgique, avec un vivier moindre que la France ou l’Italie qui disposent d’un effectif de 22 top joueurs, ce qui n’est pas notre cas. » Quoi qu’il en soit, Martinez devrait rester à la barre jusqu’au Mondial 2022 au Qatar, « un peu par défaut », selon le journal Le Soir. Car les éventuels candidats à la succession de l’Espagnol ne sont pas légion, même si le nom de Michel Preud’homme est parfois évoqué.

Benoît NOËL/AFP


La sonnette d’alarme est tirée en Belgique : après les échecs en Ligue des nations et lors du récent Euro l’été passé, la génération dorée risque de ne rester qu’une génération pleine de promesses ratées. Les Diables rouges des Courtois, Hazard, De Bruyne ou Lukaku rêvaient d’un premier trophée. Les fans belges les plus optimistes sont retombés sur terre au point de...

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