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Dernières Infos - Crise au Liban

Les législatives doivent se tenir aux dates prévues, affirme le numéro deux du Hezbollah

Les législatives doivent se tenir aux dates prévues, affirme le numéro deux du Hezbollah

Le numéro deux du Hezbollah Naïm Kassem (c), le 6 septembre 2021. Photo ANI

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé mercredi que les législatives prévues au printemps 2022 doivent se tenir aux dates prévues et qu'elles ne posent pas problème pour la formation chiite au moment où le parti cherche à renflouer son image auprès de sa base électorale dans un Liban en grave crise.

"La résistance a gagné et le Liban a gagné deux choses essentielles : la formation du gouvernement et la rupture du blocus américain", a annoncé le numéro deux du Hezbollah, lors d'une prise de parole dans le cadre d'une conférence organisée par le Rassemblement des ulémas musulmans. Le dignitaire chiite a également rappelé avoir présenté "toutes les facilitations adéquates" afin que le gouvernement soit formé. Il a précisé que la nouvelle équipe ministérielle doit "travailler sur deux pistes essentielles : le sauvetage et les réformes ainsi que la préparation et la tenue des législatives aux dates prévues". 

Le cabinet de Nagib Mikati est né le 10 septembre après 13 mois de crise politique, alors que le Liban reste empêtré dans une grave crise socio-économique qui a débuté  à l'été 2019.

"Depuis le début, nous disons que les élections doivent se tenir aux dates prévues. Si vous misez sur des gains numériques à l'issue des élections, vous êtes libres de le croire. Mais quant à nous, nous voulons les élections car il s'agit d'une échéance et parce que nous voulons que les électeurs choisissent ceux qui les représentent", a affirmé Naïm Kassem. "Nous n'avons pas peur du choix des gens", a-t-il insisté. Des observateurs affirment que le parti chiite craint le vote des Libanais de la diaspora qui pourrait s'avérer hostile à la classe politique au pouvoir et au Hezbollah. "Si vous affirmez que les élections sont un problème, nous vous disons que ce n'est pas le cas. Elles vont s'avérer un problème pour vous, et les résultats à l'avenir vont le prouver", a estimé le numéro deux du Hezbollah.

Les législatives attendues au printemps 2022 sont en effet perçues par nombre de Libanais comme un premier tremplin vers le changement des dirigeants au pouvoir accusés de corruption et d'incompétence par une importante tranche de la population.

Naïm Kassem a par ailleurs abordé la question des négociations du gouvernement Mikati avec le Fonds monétaire international (FMI), un processus par rapport auquel le Hezbollah se montre d'habitude peu enthousiaste, voire hostile. "Nous n'avons pas de prise de position prédéterminée concernant des propositions et des mesures que pourrait prendre le FMI. Nous attendons que les négociations aient lieu avec le gouvernement", a expliqué le dignitaire, dans une sorte de position plus mesurée que d'habitude. "Nous accepterons ce qui nous convient et nous nous opposerons à ce qui nous ne convient pas, tout en exprimant notre point de vue", a-t-il poursuivi. "Nous discuterons des détails à travers le gouvernement et prendrons la position appropriée qui correspond à l'intérêt du Liban", a-t-il enfin noté. 

Lundi dernier, le Liban a officiellement repris ses négociations avec le FMI sur un plan de sauvetage visant à sortir le pays de la grave crise socio-économique. Cette reprise fait suite à l'interruption des pourparlers entamés par le précédent gouvernement de Hassane Diab en raison de désaccords avec la Banque du Liban (BDL) sur le montant et la répartition des pertes.


Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé mercredi que les législatives prévues au printemps 2022 doivent se tenir aux dates prévues et qu'elles ne posent pas problème pour la formation chiite au moment où le parti cherche à renflouer son image auprès de sa base électorale dans un Liban en grave crise."La résistance a gagné et le Liban a gagné deux choses...