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Lifestyle - Mode

Tony Ward invite le monde à danser

Tony Ward invite le monde à danser

Tony Ward, printemps-été 2022. Photo DR

Pour sa nouvelle collection haute couture, Tony Ward s’est posé une question simple : de quoi a besoin le monde après les mois de confinement imposés par la pandémie ? Et la réponse qu’il a choisie est tout aussi simple : danser, renouer avec la joie arrêtée.

« Ces derniers mois m’ont laissé pensif », confie Tony Ward. « De quoi le monde a-t-il besoin en ce moment ? If The World Just Danced, le tube de Diana Ross est ce dont j’ai personnellement besoin. Un rythme joyeux, énergisant, le souvenir des années disco, c’est à mon avis ce dont le monde a besoin… Réécouter cette musique et cette voix m’a donné envie de me déchausser et danser, vivre librement, mettre de côté mes soucis et chercher un renouveau avec des couleurs vibrantes et des reflets irisés », poursuit Ward qui invite chacun à relire mot à mot le texte de la chanson fétiche de cette collection : « Le tube a imposé sa cadence aux créations de la saison printemps été 2022 : “Espaces vides” envahis de paillettes.

Tony Ward, printemps-été 2022. Photo DR

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“Laisse le rythme t’emporter” et moduler mouvement et tourbillons. Oui, c’est “tellement mieux si le monde dansait”, avec des rubans à sequins et des fleurs de soie qui ondulent. De quoi avez-vous besoin en ce moment ? De “sauter dans le vide et découvrir où l’on atterrit”. »

C’est donc dans une ambiance de boules à facette, où l’on a courageusement tenté de surmonter la pesanteur d’une année marquée par la pandémie et la double explosion de Beyrouth que l’atelier Tony Ward a repris le travail, en s’efforçant de faire ce que la marque sait faire le mieux : créer des robes somptueuses et festives dont la seule vue procure de la joie. Mise en scène dans le très beau cadre du bâtiment Stone Gardens de l’architecte Lina Ghotmeh, au centre-ville de Beyrouth, la vidéo de présentation évoque une ambiance de comédie musicale enchantée de turquoise, d’aigue-marine, d’or et de broderies florales. Drapés caryatide, voiles au vent, tout virevolte et tout scintille, en pure cohérence avec l’intention du créateur, et promet une saison légère où l’on aura envie, comme dans la chorégraphie de la collection, de marcher sur les toits, inviter la brise dans la soie et les lumières du couchant dans les cristaux en pluie.

Tony Ward, printemps-été 2022. Photo DR

Diplômé de l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne, Tony Ward a perfectionné ses techniques de la couture chez Dior, Chloé et Lanvin durant sept ans avant de créer sa propre griffe. Reprenant le flambeau de son père, il reprend alors les rênes de la maison de couture familiale, fondée en 1952, et ambitionne de la transformer en une marque internationale. Passionné d’architecture contemporaine, il crée des collections innovantes dans lesquelles il expérimente de nouvelles coupes sur le modèle des techniques architecturales et se plaît à jouer avec les limites de la lumière et de la transparence. Longtemps habitué des défilés romains, il présente désormais ses collections dans le cadre de la semaine parisienne de la mode. Ses créations font des passages remarqués sur les tapis rouges et il compte parmi sa clientèle familles royales et célébrités.


Pour sa nouvelle collection haute couture, Tony Ward s’est posé une question simple : de quoi a besoin le monde après les mois de confinement imposés par la pandémie ? Et la réponse qu’il a choisie est tout aussi simple : danser, renouer avec la joie arrêtée.« Ces derniers mois m’ont laissé pensif », confie Tony Ward. « De quoi le monde a-t-il besoin en...

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