Le président russe Vladimir Poutine recevant à Sotchi hier son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Vladimir Smirnov / Pool / AFP
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué hier avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan les relations parfois difficiles qu’entretiennent Moscou et Ankara, deux puissances rivales qui ont néanmoins appris à trouver des « compromis » selon lui.
« Parfois, les négociations ne sont pas faciles mais elles se concluent sur un résultat positif. Nos services ont appris à trouver des compromis favorables aux deux parties », s’est félicité M. Poutine en accueillant M. Erdogan dans sa résidence d’été à Sotchi, sur les rives de la mer Noire.
« Je pense qu’il y a un grand bénéfice au fait que la Turquie et la Russie continuent de renforcer leurs relations », a abondé M. Erdogan, qui rencontre régulièrement le dirigeant russe.
La Russie et la Turquie entretiennent des relations complexes partagées entre rivalités régionales, et intérêts économiques et stratégiques communs.
Ces dernières années, elles se sont confrontées en Syrie, où elles soutiennent des camps opposés, et dans une guerre entre l’Arménie – ennemie de la Turquie proche de Moscou – et l’Azerbaïdjan, soutenu sans faille par Ankara.
En Syrie, les deux puissances ont parrainé des accords de cessez-le-feu dans la région d’Idleb qui échappe au contrôle de Damas et où se trouvent des combattants proturcs.
Les deux pays ont aussi des différends dans le conflit en Libye.
Parallèlement, les deux pays se sont rapprochés à la faveur des tensions entre Moscou et les Occidentaux, et des relations de plus en plus délicates entre la Turquie et ses alliés de l’OTAN. La Russie a par exemple vendu des systèmes antiaériens S-400 aux Turcs, suscitant les protestations de Washington.
Ankara et Moscou ont aussi d’importants intérêts économiques communs, en particulier dans le tourisme et les exportations alimentaires.
M. Poutine a aussi mentionné l’inauguration en 2020 du gazoduc TurkStream, qui transporte du gaz russe via la Turquie et la mer Noire en direction de l’Europe.
Cette rencontre avec le président turc marquait la fin de la période de l’isolement pour Vladimir Poutine, après avoir été en contact avec un collaborateur malade du Covid-19. Il avait annulé sa venue à plusieurs sommets depuis le 14 septembre, privilégiant une participation par visioconférence.
Source : AFP
Le patron du fleuron russe de la cybersécurité arrêté en Russie pour « trahison »
Le fondateur du fleuron russe de la cybersécurité IB-Group a été arrêté pour « haute trahison » en Russie, une arrestation qui frappe une entreprise à la renommée internationale et collaborant avec l’Occident dans un domaine très sensible. Cette société spécialisée dans la détection et la prévention des piratages informatiques est un « partenaire officiel d’Interpol et d’Europol », selon son site. Elle a une position clé sur le marché russe et travaille dans de nombreux pays étrangers, alors que la Russie est régulièrement accusée de tolérer, voire soutenir ou organiser des hackeurs s’en prenant à ses adversaires géopolitiques. Son PDG et fondateur, Ilia Satchkov, 35 ans, a été placé en détention provisoire jusqu’au 27 novembre par décision du tribunal moscovite de Lefortovski, tandis que des bureaux de la société à Moscou ont été perquisitionnés. La justice n’a donné aucun détail sur les faits reprochés à l’entrepreneur, comme c’est généralement le cas dans les affaires de haute trahison. Selon une source citée par l’agence étatique TASS, M. Satchkov est accusé d’avoir « porté atteinte à la réputation et aux intérêts nationaux de la Russie » et d’avoir « coopéré avec des services de renseignement de pays étrangers ».


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Je l’avais dit il y a plus d’un an, Poutine c’est machiavel, il a toujours plusieurs coups d’avance sur tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’il a eu été au KGB soviétique, et qui continue d’exister sous d’autres appellations. Sur la photo nous observons bien deux prédateurs prêts à sauter le pas à la première occasion, pour bouffer son alter ego et s’accaparer ses proies son territoire et tout ce qui s’y trouve. Individuellement les deux sont à craindre, uni ils deviennent dangereux pour l’humanité, l’un islamiste à l’extrême, le second froid comme un serpent avec un venin venimeux pour qui ose l’approcher. Fait toujours la démonstration de force pour ne pas s’en servir, exemple avec Mme Merkel quand il a fait sciemment promener un chien sachant parfaitement qu’elle a la phobie des chiens. Avec les autres chefs d’Etats en leur retenant la main et en serrant fort pour obtenir une grimace. En champion d’échecs chaque pion a son utilité, ne sacrifie pas un pion sans obtenir l’avantage sur le champ de bataille. Erdogan lui, est brut de décoffrage, s’emporte et fait machine arrière quand il se sent coincer, il l’a prouvé avec l’Egypte du Président Sissi et avec poutine en Syrie Irak etc…
01 h 29, le 02 octobre 2021