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Politique - Menaces Contre Bitar

« Comment compte réagir le ministre de la Justice ? » s’interrogent les FL

Siniora réitère l’appel à la suspension des articles relatifs aux immunités.

« Comment compte réagir le ministre de la Justice ? » s’interrogent les FL

L’ancien Premier ministre Fouad Siniora. Photo ANI

Les menaces adressées par le Hezbollah au juge chargé d’instruire le dossier de l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, le 4 août 2020, Tarek Bitar, continuent de susciter des remous dans les milieux politiques. Les Forces libanaises ont adressé une question écrite au gouvernement à ce sujet via le bureau de la Chambre, tandis que l’ancien Premier ministre, Fouad Siniora, réclamait de nouveau le gel des textes de loi relatifs aux immunités.

Dans leur question écrite au gouvernement, les députés Georges Okais, Imad Wakim, Fady Saad et Chawki Daccache ont rappelé le fil des événements depuis la nomination du juge Tarek Bitar jusqu’à la tentative d’intimidation du magistrat. Ils ont rappelé que des menaces adressées à un juge dans l’exercice de ses fonctions représentent un crime passible de sanctions pénales conformément à l’article 382 du code pénal. Les parlementaires ont en outre jugé que les agissements du Hezbollah dans cette affaire constituent « une menace flagrante à la justice et à la paix civile, pouvant ébranler la confiance en la justice et dans toutes les institutions libanaises ».

Sur cette base, ils ont demandé au gouvernement de préciser « ce qu’il compte faire, à travers le ministère de la Justice, pour assurer la sécurité personnelle du juge Bitar (…), mais aussi pour protéger l’instruction dans son ensemble des interférences politiques et des tentatives flagrantes de l’obstruer, pour que justice soit faite » dans l’affaire de l’explosion au port. « Quelles sont les mesures que le ministre de la Justice envisage de prendre contre ceux qui ont menacé le magistrat, du moment que celui-ci a confirmé les menaces », dans un rapport qu’il a remis au procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, à la demande de ce dernier.

Rappelons que des sources judiciaires concordantes avaient confirmé mardi à L’OLJ que le chef de la sécurité du Hezbollah, Wafic Safa, avait fait parvenir à M. Bitar un message selon lequel son parti, qui l’accuse de politiser l’enquête, pourrait le « déboulonner ».

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Les députés FL ont demandé au gouvernement de répondre dans le délai réglementaire de 15 jours, faute de quoi ils pourraient, conformément au règlement intérieur de la Chambre, transformer leur question écrite en interpellation. Cette procédure leur permettra, si jamais ils le souhaitent, de demander au ministre de la Justice, Henri Khoury, voire au gouvernement, de poser la question de confiance.

Enquête internationale

Un autre député FL, Eddy Abillama, qui a dénoncé les menaces de la formation chiite contre Tarek Bitar, a estimé que cet « état des faits commande le recours à une commission internationale d’enquête ». Le même appel a été lancé par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, qui s’est dit « effaré par le degré d’agressivité flagrante du Hezbollah contre le magistrat », selon un communiqué de son bureau de presse. M. Siniora a en outre réitéré l’appel du groupe des anciens chefs de gouvernement (dont il fait partie avec Saad Hariri, Tammam Salam et Nagib Mikati, avant que ce dernier ne dirige le gouvernement actuel) à la levée de toutes les immunités dans le cadre des investigations au sujet de la double explosion meurtrière, mettant en garde contre « une justice sélective ».

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Rappelant que cette revendication est aussi celle de Dar el-Fatwa et du Conseil islamique chérié, M. Siniora a jugé « indispensable de n’exclure aucun responsable » dans le cadre de l’enquête menée, dans une allusion évidente au président Michel Aoun, qui avait affirmé publiquement avoir été notifié de la présence dangereuse de nitrate d’ammonium au port de Beyrouth et chargé son conseiller de sécurité de s’en occuper. L’ancien Premier ministre a appelé à « l’élaboration d’une nouvelle loi pour la suspension des articles constitutionnels relatifs aux immunités parlementaire, ministérielle et présidentielle ».

Selon M. Siniora, cette démarche « empêchera que ce crime ignoble ne se perde dans les dédales de procédures discrétionnaires et politiques vindicatives ».

Sur un autre plan, recevant hier la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Joanna Wronecka, le nouveau ministre de la Justice, Henri Khoury, a affirmé à la presse ne pas disposer de données concernant le drame du 4 août, assurant que « le juge Bitar possède toutes les données » et que celles-ci sont « confidentielles ». Il a souligné qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection du magistrat.

Les menaces adressées par le Hezbollah au juge chargé d’instruire le dossier de l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, le 4 août 2020, Tarek Bitar, continuent de susciter des remous dans les milieux politiques. Les Forces libanaises ont adressé une question écrite au gouvernement à ce sujet via le bureau de la Chambre, tandis que l’ancien Premier ministre, Fouad Siniora, réclamait de nouveau le gel des textes de loi relatifs aux immunités.Dans leur question écrite au gouvernement, les députés Georges Okais, Imad Wakim, Fady Saad et Chawki Daccache ont rappelé le fil des événements depuis la nomination du juge Tarek Bitar jusqu’à la tentative d’intimidation du magistrat. Ils ont rappelé que des menaces adressées à un juge dans l’exercice de ses fonctions représentent un crime passible de...
commentaires (4)

PARIONS QUE LE MESSAGER PORTEUR DES MENACES DE WAFIC BEY LE HEZBIOTE AURA "DISPARU",RENDANT LA MISSIVE DE T BITAR A G OUEIDAT INUTILE PARCE QUE SANS PREUVES.

Gaby SIOUFI

09 h 44, le 24 septembre 2021

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Commentaires (4)

  • PARIONS QUE LE MESSAGER PORTEUR DES MENACES DE WAFIC BEY LE HEZBIOTE AURA "DISPARU",RENDANT LA MISSIVE DE T BITAR A G OUEIDAT INUTILE PARCE QUE SANS PREUVES.

    Gaby SIOUFI

    09 h 44, le 24 septembre 2021

  • Plutôt, voir la réaction du gouvernement lors de sa première réunion. Est-ce que le sujet des menaces va être abordé ? Ce serait déjà quelque chose. Sinon, ça confirme que c'est bien une formation à l'image de ceux qui l'ont parrainé.

    Esber

    09 h 39, le 24 septembre 2021

  • Dans d'autres contrées où l'herbe est plus verte, on encourt à minima, pour des menaces de mort, d'une peine de cinq ans de prison et de sept ans lorsqu'elles sont émises avec un ordre de remplir une condition. Malheureusement, ici, ces menaces sont accueillies à coup de youyous et de kalachnikovs . Ces abrutis sont en train d'achever le peu de " tolérance" réciproque qui subsistait et veulent imposer un mode de vie en totale inadéquation avec celui du Libanais, même dans les villages les plus reculés, ce faisant, ces fanatiques risquent simplement d'accélérer le mouvement migratoire de toutes nos forces vives. 40 % des médecins et près de 30 % des infirmiers ont déjà quitté le pays de manière permanente, à court terme nous risquons de perdre en totalité, tout le "matériel" humain encore disponible au Liban.

    C…

    06 h 26, le 24 septembre 2021

  • LA JUGE ANTIMAFIA TIZIANA MACRI PRÉSIDE LE PLUS GRAND PROCÈS CONTRE PLUS QUE 350 MEMBRES MAFIOZO, EN ITALIE. DES ÉLUS LOCAUX, DES FONCTIONNAIRES, POLICIERS ET ENTREPRENEURS QUI DÉFILENT TOUS À LA BARRE. MAIS....MAIS ELLE EST PROTÉGÉE JOUR ET NUIT PAR PLUS QUE 300 POLICIERS..... QUI VA NOUS PROTÉGER LE MALHEUREUX KAMIKAZE BITAR ? LE MINISTRE DE LA JUSTICE ? OU AOUN ET BASSIL, OU BIEN BERRI PEUT ÊTRE, OU JOUMBLATT OU HARIRI OU SLEIMAN FRANGIÉ, OU HASSAN NASRALL L'ENNEMI PUBLIC NO 1......OU OU ET OU....LE GOUVERNEMENT ? MAIS C'EST LE GOUVERNEMENT LUI MÊME QUI EST LA MAFIA AU LIBAN.......SAUVE QUI PEUT.

    Gebran Eid

    04 h 56, le 24 septembre 2021

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