Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Crise au Liban

Taux des "lollars" : la commission parlementaire des Finances attend toujours les chiffres de la BDL

Taux des

Le président de la commission parlementaire du Budget et des Finances, le député Ibrahim Kanaan. Photo d'archives ANI

Le président de la commission parlementaire du Budget et des Finances, le député Ibrahim Kanaan, a affirmé jeudi que celle-ci attendait toujours les chiffres de la Banque du Liban (BDL) afin de pouvoir modifier le taux de retrait pour les "lollars", les dollars bloqués en banque depuis le début de la crise économique en octobre 2019, qui est jusqu'à présent fixé à 3.900 livres libanaises (LL) pour un dollar. La circulaire de la BDL qui prévoit ce taux expire à la fin du mois et aucune solution n'a encore été trouvée concernant l'ajustement du taux, alors que la livre libanaise s'échange actuellement sur le marché parallèle à environ 16.000LL contre le dollar.

Lors d'un point de presse après une réunion de la commission, M. Kanaan a fait savoir que celle-ci "n'a toujours pas reçu l'étude de la BDL qui justifierait le maintien du taux à 3.900LL". "Cette question est vitale et centrale. Nous attendons toujours (de recevoir) les chiffres de la BDL", a-t-il déclaré. Il a enfin annoncé qu'une nouvelle réunion avec la BDL et le ministre des Finances aura lieu la semaine prochaine.

Selon un dispositif institué en avril 2020 par la circulaire n° 151 de la Banque du Liban (BDL), les déposants dont les fonds en devises ont été bloqués par les restrictions bancaires imposées illégalement depuis le début de la crise, peuvent retirer en livres des montants fixés par les banques, à un taux qui a toujours été supérieur à la parité officielle de 1 507,5 livres pour un dollar, mais inférieur au taux du marché parallèle – qui est devenu le véritable marqueur de la dépréciation de la livre.

La circulaire n° 151 a été prolongée à deux reprises, la dernière fois en mars dernier pour six mois supplémentaires, donc jusqu'à fin septembre. Dans un premier temps, les autorités concernées semblaient pencher vers une augmentation du taux de retrait des "lollars" pour que celui-ci passe à 8.000LL, mais une telle hausse fait craindre une aggravation de l'inflation et une dépréciation encore plus grave de la monnaie locale. La possibilité de maintenir ce taux à 3.900 reste donc envisagée.


Le président de la commission parlementaire du Budget et des Finances, le député Ibrahim Kanaan, a affirmé jeudi que celle-ci attendait toujours les chiffres de la Banque du Liban (BDL) afin de pouvoir modifier le taux de retrait pour les "lollars", les dollars bloqués en banque depuis le début de la crise économique en octobre 2019, qui est jusqu'à présent fixé à 3.900 livres...