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Dernières Infos - Irak

Colère des cimenteries après une forte hausse du prix du carburant

L'association des cimentiers en Irak a fustigé mardi une décision des autorités d'augmenter de 66% le prix subventionné du carburant qu'ils utilisent, avertissant que la mesure risquait d'entraîner une hausse du prix du ciment ou des fermetures d'usines.

Le ministère du Pétrole a augmenté début septembre le prix du carburant distribué aux cimenteries en Irak, qui passe de 150 dinars irakiens le litre (près de 10 centimes de dollar) à 250 dinars (environ 17 centimes de dollar), après une hausse initiale déjà intervenue en début d'année.

La mesure a provoqué la colère parmi les cimenteries d'un pays englué dans une grave crise économique, qui affiche encore les stigmates de la guerre et où la reconstruction, onéreuse, se fait toujours attendre dans certaines régions. "L'industrie du ciment est la seule industrie qui pratique l'autosuffisance depuis 2016 jusqu'à maintenant et n'a pas augmenté ses prix", a plaidé mardi le directeur adjoint de l'Association des cimentiers Ammar al-Saadi, contacté par l'AFP. Il a assuré que le secteur, public et privé, représentait près de 50.000 emplois directs et indirects, entre employés d'usines et conducteurs de camions. Dans un communiqué, l'Association a mis en garde contre des "pertes énormes" pour le secteur, appelant les autorités à revenir sur leur décision. Les cimenteries devront choisir entre "la fermeture, qui entraînerait des milliers de licenciements (...) ou augmenter le prix de vente du ciment à minima de dix dollars la tonne", selon le communiqué. "Cela augmentera le fardeau pour la population et pour l'Etat, qui se lance dans la reconstruction du pays et veut développer des projets d'infrastructures".

Le tarif préférentiel dont jouissent les cimenteries pour s'approvisionner en carburant avait été adopté en échange de leur engagement à vendre le ciment à un prix plafonné.

"La décision va entraîner un coût supplémentaire de 35 millions d'euros par an, ce qui peut entraîner de lourdes pertes pour l'entreprise", a indiqué à l'AFP le directeur de Lafarge Iraq, Adham al-Sharkawi. Il a assuré que la mesure pouvait menacer plus d'un millier d'emplois si l'entreprise n'arrivait pas à payer les salaires.

Avec ses immenses réserves d'hydrocarbures, l'Irak, deuxième pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), tire plus de 90% de ses revenus de l'or noir. Les autorités assurent toutefois vouloir diversifier l'économie et développer d'autres secteurs pour réduire cette dépendance.


L'association des cimentiers en Irak a fustigé mardi une décision des autorités d'augmenter de 66% le prix subventionné du carburant qu'ils utilisent, avertissant que la mesure risquait d'entraîner une hausse du prix du ciment ou des fermetures d'usines.Le ministère du Pétrole a augmenté début septembre le prix du carburant distribué aux cimenteries en Irak, qui passe de 150 dinars...