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Dernières Infos - Enquête sur les explosions au port de Beyrouth

Le juge Bitar fixe au au 4 octobre la date d'une nouvelle audience pour Diab

Le juge Bitar fixe au au 4 octobre la date d'une nouvelle audience pour Diab

L'ex-Premier ministre, Hassane Diab. Photo d'archives ANI

Le juge Tarek Bitar, en charge de l'enquête sur les explosions meurtrières au port de Beyrouth, a fixé lundi au 4 octobre prochain la date d'une nouvelle audience pour l'ancien Premier ministre Hassane Diab, qui ne s'est pas présenté à l'interrogatoire prévu ce jour en raison d'un séjour familial aux Etats-Unis.

M. Diab, poursuivi pour négligence, avait quitté le territoire libanais il y a quelques jours, pour aller rencontrer ses enfants aux Etats-Unis, ce qui a suscité un tollé parmi les proches des victimes. Le juge Bitar avait lancé, mardi dernier, un nouveau mandat d'amener à son encontre, après que M. Diab a changé d'adresse à la suite de la formation du nouveau gouvernement de Nagib Mikati. Les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient été alors chargées de l'interpeller s'il ne se présentait pas, mais les FSI étant responsables de la protection personnelle de M. Diab, le procureur général par intérim près la Cour de cassation, Ghassan Khoury, avait finalement demandé à la Sécurité de l'Etat de délivrer ce mandat. 

La double explosion au port de Beyrouth a tué au moins 214 personnes, fait plus de 6.500 blessés et détruit de nombreux quartiers de la capitale. M. Bitar a demandé, début juillet, la levée de l’immunité de plusieurs responsables politiques et sécuritaires, en vue de les inculper pour "intention présumée d'homicide, négligence et manquements" à leurs responsabilités. Depuis, les immunités n'ont pas été levées en raison des pressions politiques, et la procédure traîne en longueur. Plus d'un an après le drame, l'enquête locale n'a pas donné de résultats, de nombreux responsables refusant de comparaître, alors que des composantes de la classe dirigeante, qui avaient rejeté une enquête internationale, sont accusées de tout faire pour torpiller l'investigation.

Au cours des dernières semaines, le juge Bitar a émis deux mandats d'arrêt, l'un contre l'ancien directeur des opérations au port, Sami Hussein, et l'autre contre un membre du Conseil supérieur des douanes, Hani Hajj Chéhadé, après les avoir interrogés. Des poursuites ont été aussi lancées à l'encontre du général Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale, des députés Ghazi Zeaïter, Ali el-Khalil et Nouhad Machnouk, de l'ancien ministre Youssef Fenianos, du général Jean Kahwagi, ancien commandant en chef de l'armée, de plusieurs officiers et du chef de la Sécurité de l’État, le général Tony Saliba.


Le juge Tarek Bitar, en charge de l'enquête sur les explosions meurtrières au port de Beyrouth, a fixé lundi au 4 octobre prochain la date d'une nouvelle audience pour l'ancien Premier ministre Hassane Diab, qui ne s'est pas présenté à l'interrogatoire prévu ce jour en raison d'un séjour familial aux Etats-Unis.M. Diab, poursuivi pour négligence, avait quitté le territoire libanais il...