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L'AIEA augmente ses prévisions pour la 1e fois depuis Fukushima

L'AIEA augmente ses prévisions pour la 1e fois depuis Fukushima

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, le 13 septembre 2021. Photo REUTERS/Leonhard Foeger/File Photo

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a relevé ses projections de production nucléaire pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, prévoyant désormais un doublement de la puissance installée d'ici à 2050 dans le scénario le plus favorable.

"Cette amélioration des perspectives ne marque pas encore une nouvelle tendance, mais elle survient alors que le monde veut s'éloigner des énergies fossiles pour lutter contre le changement climatique", écrit l'instance onusienne dans un communiqué. Dans l'hypothèse haute, l'AIEA table sur une capacité de production de l'énergie nucléaire de 792 gigawatts en 2050, contre 393 GW l'an dernier. Elle misait auparavant sur 715 GW. Toutefois, si "les technologies innovantes ne connaissent pas un coup d'accélérateur", il faut s'attendre à une stagnation.

Après une certaine course au gigantisme avec des réacteurs de plus en plus puissants, l'industrie nucléaire s'intéresse aujourd'hui beaucoup aux petits réacteurs modulaires ou SMR ("small modular reactors"). Plusieurs pays travaillent par ailleurs à des réacteurs de quatrième génération, dont l'un des objectifs est notamment de minimiser les déchets. Les conclusions de ce rapport témoignent "d'une sensibilisation croissante au fait que l'énergie nucléaire est absolument vitale dans nos efforts" pour combattre le réchauffement climatique, s'est félicité le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi. Les partisans du nucléaire soulignent qu'il s'agit d'une source d'énergie très peu émettrice de CO2 et pilotable, c'est-à-dire qui peut être mobilisée en fonction des besoins -, à l'inverse du vent ou du soleil.

En 2020, l'énergie nucléaire a fourni environ 10% de l'électricité mondiale, contre 37% pour le charbon. L'accident de la centrale de Fukushima au Japon, dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011, avait porté un rude coup au secteur. L'Allemagne s'est donné jusqu'à 2022 pour sortir du nucléaire. La Suisse en a décidé de même, tout en maintenant dans l'immédiat certains sites. La Belgique vise pour sa part une sortie à l'horizon 2025.


L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a relevé ses projections de production nucléaire pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, prévoyant désormais un doublement de la puissance installée d'ici à 2050 dans le scénario le plus favorable."Cette amélioration des perspectives ne marque pas encore une nouvelle tendance, mais elle survient alors que le...