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Nos Lecteurs ont la Parole

Des jours noirs sous le ciel du cèdre

Les jours que nous vivons actuellement au Liban, comme tout le monde le sait, ne sont ni habituels ni tranquillisants.

Jusqu’à présent, après plusieurs mois du jour de la double explosion du 4 août 2020, les causes, les responsables et les fautifs demeurent toujours inconnus. La ruine matérielle s’estime à plusieurs millions de dollars, sans compter les victimes, morts ou blessés dont les dommages ne peuvent et ne pourraient jamais être évalués. La douleur est grande et terrifiante. Le malheur est insupportable et insurmontable.

Rien qu’à regarder ou analyser ce qui s’est passé, et continue d’ailleurs de se passer au Liban, au travers d’une classe politique pourrie qui guide le pays vers le mal sinon vers le pire, on n’a pas besoin de beaucoup de flair pour deviner les causes de la ruine.

C’est nous, oui c’est nous, qui avons causé la pourriture de notre pays par, à chaque fois, nos choix et nos voix électorales que nous proposons à la vente et qui portent au pouvoir les mêmes personnes avec les mêmes poches vides, au début du mandat législatif, qui certainement se remplissent à la fin des quatre années dudit mandat. Les avertissements et les semonces ont depuis toujours été, malheureusement, absents de notre système étatique.

Nous avons urgemment besoin de la « pouzzolane » pour sauvegarder ce qui reste et reconstruire, pour ainsi dire, les bases de nous-mêmes, de nos consciences et, entre autres, celles de nos politiques, sans toutefois jamais éprouver de l’érubescence ou de la timidité.

Il nous faut, à tout prix, réparer ou rattraper ce que nous pouvons, avant qu’il ne soit beaucoup trop tard, au travers d’une érudition large et précise, pour édifier un rempart et empêcher de faire du Liban une réminiscence. Comme le dit Stefan Dercon, la balle est dans le camp libanais.

Avocat à la Cour

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Les jours que nous vivons actuellement au Liban, comme tout le monde le sait, ne sont ni habituels ni tranquillisants.Jusqu’à présent, après plusieurs mois du jour de la double explosion du 4 août 2020, les causes, les responsables et les fautifs demeurent toujours inconnus. La ruine matérielle s’estime à plusieurs millions de dollars, sans compter les victimes, morts ou blessés dont...

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