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Politique - Pénuries

Plus de 30.000 tonnes métriques de mazout iranien à destination du Liban déchargées à Banias, en Syrie

Selon l'entreprise spécialisée TankerTrackers.com, plus de 1.300 camions-citernes seront nécessaires pour transférer le mazout du pétrolier "FAXON" de Syrie au Liban.

Plus de 30.000 tonnes métriques de mazout iranien à destination du Liban déchargées à Banias, en Syrie

Sur cette photo d’archives prise le 18 août 2019, un drapeau iranien flotte à bord du pétrolier Adrian Darya, anciennement connu sous le nom de Grace 1, au large de Gibraltar. Photo AFP

La plateforme de suivi des navires pétroliers TankerTrackers.com a confirmé mardi qu'un premier tanker iranien, baptisé Faxon, était en train de décharger des dizaines de milliers de tonnes de diesel au large de la raffinerie de Banias, dans le nord de la Syrie, une confirmation publiée quelques heures après un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, concernant l'envoi de carburant iranien au Liban. 

"CONFIRMATION VISUELLE : le pétrolier FAXON décharge 33.000 tonnes métriques de mazout. Vu l'impossibilité de livrer (ces produits) directement par voie maritime au Liban en raison des sanctions (américaines), le navire s'est rendu à Banias, en Syrie, pour un transfert par voie terrestre", a indiqué la plateforme sur son compte Twitter. Selon elle, un tel transfert nécessitera 1.310 camions-citernes qui seront envoyés au Liban. 

Le Liban souffre d'une grave pénurie d'électricité et de carburant, sur fond de manque de liquidités dans les caisses de l'Etat. Depuis des mois, l'organisme public Electricité du Liban (EDL) ne produit plus de courant que pour approvisionner le pays quelques petites heures par jour. Des générateurs privés, fonctionnant au mazout, doivent prendre le relais pendant les coupures, comme c'est déjà le cas depuis des années. Toutefois, face au rationnement drastique et au fait que le mazout, comme l'essence, devient une denrée rare sur le marché local, les propriétaires de ces groupes électrogènes sont obligés, à leur tour, de limiter leur production, plongeant les Libanais de longues heures dans le noir et provoquant la panique dans certains secteurs, comme les hôpitaux.

C'est dans ce cadre que Nasrallah avait indiqué, lundi soir, qu'un premier navire iranien était bien arrivé en Syrie et que son chargement serait attendu dès jeudi au Liban, où il serait distribué gratuitement à des institutions prioritaires. Un autre navire chargé de mazout est en route, selon lui, tandis qu'un troisième, transportant de l'essence, devrait bientôt prendre la mer.

Selon notre correspondante dans la Békaa Sarah Abdallah, des célébrations sont en cours de préparation dans les villages d'al-Aïn et Douress, dans la région de Baalbeck, afin d'accueillir les premiers chargements de ce carburant.

La plateforme de suivi des navires pétroliers TankerTrackers.com a confirmé mardi qu'un premier tanker iranien, baptisé Faxon, était en train de décharger des dizaines de milliers de tonnes de diesel au large de la raffinerie de Banias, dans le nord de la Syrie, une confirmation publiée quelques heures après un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, concernant l'envoi de...
commentaires (3)

Le prix du gaz n'a jamais et aussi élevé! Qu'avez-vous fait, vous, les deux parties au pouvoir pour l'extraire ???? L'Egypte, Chypre et Israël en tirent les profits depuis longtemps.

Aboumatta

15 h 14, le 14 septembre 2021

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Commentaires (3)

  • Le prix du gaz n'a jamais et aussi élevé! Qu'avez-vous fait, vous, les deux parties au pouvoir pour l'extraire ???? L'Egypte, Chypre et Israël en tirent les profits depuis longtemps.

    Aboumatta

    15 h 14, le 14 septembre 2021

  • Quel mascarade, d'un côté le Hezbollah fait passer l'essence libanais subventionné en Syrie en contrebande, de l'autre ils nous ramènent du carburant iranien via la Syrie, de vrai bon a rien qu'ils n'esperent pas la reconnaissance du peuple c'est mort, qu'ils le gardent leur essence de merde et qu'ils cessent de voler le nôtre. Le plus comique sera quand les camions disparaitront entre banyas et la frontière, je vois mal les Syriens qui crèvent l'essence autant que nous laissent partir cette cargaison sans la siphonner

    camel

    14 h 29, le 14 septembre 2021

  • On ne comprend rien à ce scénario qui veut que le carburant transite par la Syrie. Pour quelle raison? Si c’est pour qu’elle se serve en premier autant dire que notre pays n’aura que les miettes et se sentira redevable pour avoir été encore une fois escroqué par les mêmes. En plus Ils se réjouissent tous ces dondons.

    Sissi zayyat

    14 h 23, le 14 septembre 2021

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