Sit-in de chauffeurs de taxi à Saïda, le 8 septembre 2021. Photo ANI
Les déclarations exprimées par plusieurs acteurs de la filière des carburants au Liban concernant une suppression prochaine des subventions ont provoqué le chaos sur les routes du pays mercredi, entre longues files d'attente devant les stations-service et manifestations organisées pour dénoncer la situation actuelle.
Dans toutes les régions, les files de voitures devant les stations-service continuaient de ralentir, voire de paralyser complètement, la circulation. Les automobilistes se sont rués sur les pompes alors que la veille, le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, avait indiqué qu'une suppression des subventions sur les carburants fait actuellement l'objet de discussions entre le ministère et la Banque du Liban (BDL) et que le prix du bidon de 20 litres d'essence pourrait osciller de 300 à 350.000 livres libanaises (contre 126.400 LL actuellement).
Parallèlement, des conducteurs de taxi ont bloqué dans la journée la place de l'Etoile de Saïda (Sud) avec leurs véhicules afin de protester contre la pénurie d'essence que subit le pays depuis des mois. A Sednayel, dans la Békaa, des habitants ont fermé les voies principales de la localité, pour les mêmes raisons.
Lancé au début de la crise en octobre 2019, le mécanisme de subvention actuel permet aux importateurs de carburant d’obtenir directement auprès de la BDL des dollars contre des livres à un taux inférieur à celui atteint sur le marché parallèle (près de 18 000 livres pour un dollar, soit 12 fois la parité officielle de 1 507,5 livres), et ce afin de financer 100 % des factures des importations validées par la BDL, à un taux de 3 900 livres. Il s’agit d’une version amendée du mécanisme d’origine, qui permettait initialement aux importateurs d’échanger 85 à 90 % des dollars recherchés au taux officiel.


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