Une établissement scolaire public à Beyrouth. Photo Anwar AMRO / AFP
Un comité syndical représentant des enseignants des secteurs public et privé au Liban a lancé un appel à manifester mardi prochain devant le ministère de l'Éducation afin de dénoncer "la situation déplorable et l'humiliation" à laquelle ces enseignants sont confrontés, voyant leurs salaires et leurs conditions de vie se détériorer au vu de la crise socio-économique et financière que traverse le Liban depuis plus de deux ans.
Dans un communiqué publié jeudi, les enseignants ont affirmé que le 7 septembre sera "une journée de colère". Ils ont appelé tous leurs collègues à se mobiliser devant le ministère de l'Éducation à Beyrouth, afin de dénoncer "la situation déplorable" générale dans le pays et "l'humiliation à laquelle sont confrontés les enseignants dans leur vie quotidienne". Cet appel intervient au moment où le secteur éducatif au Liban est fortement ébranlé par l'effondrement socio-économique du pays.
Les éducateurs du public, toujours payés en livres libanaises au taux officiel de 1.507.5 LL alors que la livre libanaise s'échangeait aujourd'hui autour de 18.000 LL contre le billet vert, réclament notamment l'ajustement de leurs salaires, une augmentation des indemnités de transport et des facilités pour pouvoir remplir de l'essence rapidement aux stations-service, alors que de longues files d'attente se poursuivent devant les pompes. Les enseignants ont enfin appelé les responsables à répondre à leurs revendications, menaçant de ne pas dispenser de cours si leurs conditions de travail ne sont pas améliorées.
La rentrée scolaire est prévue le 27 septembre dans le secteur public et les cours reprendront en présentiel dès septembre après deux années scolaires interrompues par des grèves du mouvement de contestation populaire d'octobre 2019 et les confinements successifs dus à l'apparition de la pandémie du coronavirus. Sur un autre plan, la dépréciation de la monnaie nationale rend difficile toute importation de matériel, facturé en dollars, dont font partie les fournitures scolaires. Les pénuries d'essence inquiètent également les enseignants et les élèves qui craignent d'avoir des difficultés à se rendre sur leur lieu de travail.


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