Il n’y a pas un seul secteur que la crise des carburants n’épargne. Hier, le cri d’alarme a été lancé par Monzer Hamze, directeur du laboratoire de recherche de microbiologie santé et environnement relevant de l’École doctorale en sciences et technologie et de la faculté de santé publique de l’Université libanaise, section de Tripoli. Dans un message vocal largement partagé sur les réseaux sociaux, il a mis en garde contre la détérioration de plus de 10 000 souches microbiennes (bactéries, virus, champignons et levures) destinées à la recherche scientifique, si le mazout n’est pas assuré. C’est une question de quelques heures, a-t-il averti.
« Notre laboratoire est particulièrement spécialisé en microbiologie médicale, explique M. Hamze à L’Orient-Le Jour. Nous avons des collaborations scientifiques avec de nombreux laboratoires de recherche en France et nous avons formé des étudiants en master de recherche en microbiologie médicale et maladies infectieuses, ainsi que des doctorants. »
Les souches sur lesquelles travaille l’équipe de ce laboratoire doivent être conservées à une température de -85 °C. Or hier, la quantité de mazout disponible suffisait pour quelques heures. « Si ces souches se détériorent, ce sont douze années de recherches qui sont perdues, déplore M. Hamze. Et la perte est au niveau national. »
À la suite du message vocal, le ministère de l’Énergie, le recteur de l’Université libanaise et le commandement de l’armée sont entrés en contact avec le directeur du laboratoire. Cinq cents litres de mazout ont été assurés, une quantité « qui suffit pour quelques jours ». « Il nous faut des solutions durables », insiste M. Hamze.


encore des victimes des crapules KELLON. pourquoi donc le manque de mazout ne les prend pas elles comme victimes-laterales- ? je ne sais pas moi, parceque leurs genes en auraient autrement besoin que nous autres ! quel dommage .
09 h 27, le 27 août 2021