La salle des générateurs de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le 23 juillet 2021. Photo AFP
L'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth est totalement privé d'électricité de l'Etat depuis lundi et les réserves de mazout nécessaires pour faire tourner, depuis plus de 72 heures, les générateurs privés de l'établissement arrivent "rapidement" à épuisement, a mis en garde le directeur de l'hôpital, Firas Abiad, dans un tweet.
"Pour information : l'hôpital Rafic Hariri n'est plus approvisionné en courant de l'Etat depuis lundi. les générateurs fonctionnent depuis 72 heures en continu. Nous avons reçu du mazout de la part de donateurs internationaux, de l'armée et de donateurs privés, mais les réserves s'épuisent rapidement", a twitté le Dr Abiad. "Tous les appels et contacts avec les officiels sont restés sans réponse", a-t-il déploré.
Ce nouveau cri de détresse a été lancé par le Dr Abiad alors que le Liban souffre depuis des mois de graves pénuries d'électricité et de carburant, qui mettent en péril le fonctionnement de nombreux secteurs, dont les hôpitaux. La semaine dernière, l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth avait mis en garde contre un arrêt de ses générateurs faute de fuel, estimant que cela provoquerait la "mort immédiate" de dizaines patients. Des quantités de mazout avaient ensuite été trouvées pour permettre aux groupes électrogènes de continuer à fonctionner quelques jours.


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