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La crise du secteur sanitaire n'est pas irrémédiable, estime Firas Abiad

La crise du secteur sanitaire n'est pas irrémédiable, estime Firas Abiad

Le Dr Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le 28 juillet 2020. Photo d'archives ANWAR AMRO / AFP

Suite aux efforts déployés par certains hôpitaux libanais dans la foulée de l’explosion d’une citerne d’essence qui a fait au moins 29 morts dimanche au Akkar, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a estimé que la crise qui frappe le secteur hospitalier "n'est pas irrémédiable", assurant que malgré les "défis considérables" celui-ci a toujours les capacités de "s'adapter".

"Les incidents navrants qui ont eu lieu au Akkar ont exercé davantage de pression sur les hôpitaux au Liban. Ceux-ci y ont toutefois bien fait face", a souligné le Dr Abiad, se félicitant des efforts fournis par les hôpitaux Geitaoui à Beyrouth et al-Salam à Tripoli pour traiter les personnes brûlées qui y ont été transférées. "La capacité des hôpitaux à absorber les chocs et à répondre aux nouveaux besoins, notamment après les explosions au port de Beyrouth puis au Akkar, alimente l'espoir que la situation actuelle du système sanitaire au Liban n'est pas irrémédiable", a estimé le médecin. "L'explosion a mis en exergue quelques points négatifs", a-t-il cependant précisé, regrettant par exemple le fait que l'hôpital turc de Saïda destiné au traitement des grands brûlés n'ait encore reçu aucun patient, ce qui reflète, selon lui, "les entraves administratives et politiques auxquelles font face les institutions sanitaires publiques". La mise en opération de l'hôpital turc de Saïda, dont la construction avait été lancée il y a dix ans grâce à une aide de 20 millions de dollars fournie par la Turquie, est en suspens depuis de nombreuses années en raison de conflits politiques. Dimanche, à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil supérieur de défense, le ministère de la Santé avait été chargé de s'assurer de l'ouverture rapide de cet établissement. 

"En dépit des défis auquel il fait face, le système sanitaire au Liban garde de solides capacités et il est capable de s'adapter", a-t-il enfin noté, ajoutant qu'"avec un soutien convenable, les services sanitaires pourraient être assurés à tout le monde".

En raison des pénuries que connaît le Liban, notamment en matière de médicaments, d'équipements médicaux et de carburant, ainsi que de l'exode massif du personnel de santé, de nombreux responsables mettent en permanence en garde contre "une catastrophe sanitaire" due à la paralysie du secteur hospitalier.

Suite aux efforts déployés par certains hôpitaux libanais dans la foulée de l’explosion d’une citerne d’essence qui a fait au moins 29 morts dimanche au Akkar, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a estimé que la crise qui frappe le secteur hospitalier "n'est pas irrémédiable", assurant que malgré les "défis considérables" celui-ci a toujours les capacités de "s'adapter"."Les incidents navrants qui ont eu lieu au Akkar ont exercé davantage de pression sur les hôpitaux au Liban. Ceux-ci y ont toutefois bien fait face", a souligné le Dr Abiad, se félicitant des efforts fournis par les hôpitaux Geitaoui à Beyrouth et al-Salam à Tripoli pour traiter les personnes brûlées qui y ont été transférées. "La capacité des hôpitaux à absorber les chocs et à répondre aux...