Le siège d'Electricité du Liban (EDL) à Beyrouth, le 3 avril 2021. Photo d'archives AFP / ANWAR AMRO
Électricité du Liban (EDL) , qui ne fournissait déjà plus qu'une ou deux heures d'électricité par jour ces derniers temps, a annoncé dimanche soir un black-out total sur l'ensemble du territoire à 20h30, en raison du surchargement illégal de huit stations de transfert de courant à Beyrouth et au Liban-Sud. L'office a, dans ce contexte, appelé les forces de sécurité à intervenir pour empêcher ces actions qui menacent de plonger totalement le pays dans le noir.
Dans un communiqué, EDL a précisé qu'aux environs de 20h dimanche soir, "le courant électrique s'est interrompu à travers tout le pays en raison d'une baisse de fréquence". "Il est probable que cela soit dû aux dépassements des capacités des stations de transfert, qui échappent désormais au contrôle d'EDL suite à des infractions commises par les consommateurs", a-t-elle ajouté. EDL a précisé qu'elle ne contrôlait plus huit stations de transfert de courant, dans lesquelles des personnes semblent "se servir" pour avoir le courant : deux à Beyrouth, dans les quartiers populaires de Horch et Basta, et le reste au Liban-Sud et dans la Békaa : Tyr, Baalbek, Mosaileh, Zahrani, Wadi Gilo et Nabatiyé.
"Nous appelons à nouveau les Forces de sécurité à intervenir pour rétablir le contrôle sur les stations", a plaidé l'établissement, prévenant que faute d'action forte, le pays pourrait se retrouver dans le noir complet.
A plusieurs reprises au cours des derniers mois, EDL a mis en garde contre une interruption totale de la production de courant si elle n'avait pas de devises pour importer du carburant et pour entretenir son réseau.
Le Liban est en proie depuis l'automne 2019 à une crise qualifiée par la Banque mondiale comme l'une des pires au monde depuis 1850. A court de devises, le pays peine à importer suffisamment de fuel pour faire fonctionner ses centrales électriques. Depuis mi-2020, EDL a réduit la production d’électricité, provoquant des rationnements de courant pouvant dernièrement atteindre 23 heures par jour. En temps normal, des générateurs privés prennent le relais lors du rationnement du courant fourni par l'Etat mais en raison de pénuries massives de mazout, accentuées par l'annonce de la BDL de la levée des subventions sur les carburants, les propriétaires de ces groupes électrogènes sont obligés de les éteindre plusieurs heures en journée et pendant la nuit, obligeant les habitants du Liban à vivre sans électricité.
Plusieurs secteurs, notamment les hôpitaux privés et la restauration, ont récemment mis en garde contre l'impact de ces pénuries sur la poursuite de leurs activités, les hôpitaux agitant la menace d'une "catastrophe sanitaire" en l'absence de solutions.



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Les libanais font des queues interminables pour se ravitailler en essence, que feront ils lorsqu’ils seront complètement privés d’électricité et de tout ce qui va avec, c.a.d l’eau puisqu’il faut la pomper, les médias, les telecommunication, les communications avec l’étranger leur seul fil d’Ariane avec leurs enfants et proches à l’étranger et qu’ils se retrouvent coupés du monde et livrés aux assassins qui n’attendent que ça pour se livrer à leur barbarie pour faire taire toute voix dissonante sans témoin ni juge et nous faire subir leur despotisme. Ils iront faire la queue où et auprès de qui demanderaient ils de l’aide pour récupérer leur dignité et leur liberté? Leur cher président sans pouvoir ou leur gouvernement inexistant ou bien aux portes des ambassades qui leur seront fermées parce que débordées par le flux de migrants de tous les pays occupés par les extrémistes comme ceux que les libanais laissent faire pour les chasser de leur pays? Ils n’auront plus que la mer pour s’y jeter et se perdre avec un remord de n’avoir pas agi à temps et ce sera alors trop tard car les usurpateurs auront eu leur peau et leur pays.
21 h 49, le 16 août 2021