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Économie - Subventions

Le ministère de la Santé valide la hausse des prix des médicaments non-subventionnés

Le ministère de la Santé valide la hausse des prix des médicaments non-subventionnés

Photo d'illustration Bigstock

Alors que le bras de fer entre l’exécutif et la Banque du Liban (BDL) au sujet des subventions sur le carburant bat son plein au détriment d’une majorité de la population contrainte de subir l’attentisme des propriétaires de générateurs et des distributeurs d’essence, de mazout et de gaz, une décision signée par le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a annoncé un changement majeur dans la façon dont sont calculés les prix en livres des médicaments.

Selon le document, que L’Orient-Le Jour a pu consulter, le ministre indique que le taux dollar/livre appliqué pour les médicaments non-subventionnés sera désormais équivalent à 65 % du « taux pratiqué sur le marché libanais » - une référence au marché parallèle où le taux oscillait entre 20 000 et 21 000 livres pour un dollar hier. La décision précise ainsi que le taux applicable au jour de la décision sera de 13 650 livres pour un dollar.

Le ministre a aussi indiqué que « les prix seront ajustés chaque mois ou dès que cela sera nécessaire, via une circulaire émise par le ministère de la Santé ». La décision est applicable dès sa publication et les prix pourraient être ainsi amendés en fonction de cette nouvelle donne dès samedi, selon une source proche du secteur pharmaceutique. Le ministre précise enfin que la décision a été transmise au syndicat des médecins de Beyrouth et du Liban-Nord, ainsi qu’à ceux des pharmacies, des importateurs de médicaments, des fabricants de médicaments, entre autres. La décision doit également être publiée sur le site du ministère de la Santé. Elle ne précise en revanche pas la liste des médicaments concernés.

Enfin la décision d’avaliser la hausse des prix des médicaments non-subventionnés a été accompagnée par une modification, avec leur accord, des marges respectives des différents acteurs des chaînes de distribution, selon une autre source proche de la filière. En résumé, celles des importateurs auraient été réduites au profit de celles des pharmaciens.

Cette décision survient alors que les mécanismes de subventions sur les médicaments mis en place par la BDL depuis octobre 2019 – soit en même temps que ceux sur le carburant et le blé – ont été levés, selon les informations rapportées par plusieurs syndicats de la filière qui montent au créneau depuis des mois.


Alors que le bras de fer entre l’exécutif et la Banque du Liban (BDL) au sujet des subventions sur le carburant bat son plein au détriment d’une majorité de la population contrainte de subir l’attentisme des propriétaires de générateurs et des distributeurs d’essence, de mazout et de gaz, une décision signée par le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a annoncé un...
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"Le ministère de la Santé valide la hausse des prix des médicaments non-subventionnés". Ainsi donc, jusquà maintenant, ces augmentations étaient illégales! Un médicament indispensable (qui aurait donc dû être subventionné ) est passé en 5 mois successivement de 65 000 LL à 93 000, 125 000, 170 000, 220 000, 290 000.

Yves Prevost

07 h 13, le 14 août 2021

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Commentaires (1)

  • "Le ministère de la Santé valide la hausse des prix des médicaments non-subventionnés". Ainsi donc, jusquà maintenant, ces augmentations étaient illégales! Un médicament indispensable (qui aurait donc dû être subventionné ) est passé en 5 mois successivement de 65 000 LL à 93 000, 125 000, 170 000, 220 000, 290 000.

    Yves Prevost

    07 h 13, le 14 août 2021

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