Le parquet algérien a réclamé hier une peine de trois ans de prison ferme contre le journaliste Rabah Karèche détenu depuis 109 jours à la prison de Tamanrasset (Sud), notamment pour diffusion de « fausses nouvelles », selon différentes ONG. « Le procureur requiert trois ans de prison ferme et 100 000 dinars (625 euros) d’amende à l’encontre du journaliste Rabah Karèche », a tweeté Amnesty Algérie, qui réclame sa libération. Rabah Karèche, correspondant à Tamanrasset du quotidien francophone Liberté, est notamment accusé de « diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public », selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il lui est également reproché la « création d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société » et d’avoir porté « atteinte à la sûreté et l’unité nationale ». « La LADDH demande l’abandon de toutes les charges retenues contre le journaliste et sa libération inconditionnelle », s’est insurgé Saïd Salhi, vice-président de la ligue algérienne des droits de l’homme, soulignant que « Rabah Karèche est poursuivi pour délit de presse, pourtant abrogé par la loi ». Le journaliste avait été inculpé et écroué le 19 avril après avoir publié le compte rendu d’un mouvement de protestation des Touaregs, minorité berbère locale.
Moyen-Orient - Algérie
Trois ans de prison requis contre le journaliste Rabah Karèche
OLJ / le 06 août 2021 à 00h00

