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Deux roquettes tirées à l'aube près de l'ambassade américaine à Bagdad



Deux roquettes tirées à l'aube près de l'ambassade américaine à Bagdad

Vue générale sur l'ambassade américaine à Bagdad, le 3 janvier 2020. Photo d'archives AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Deux roquettes ont visé jeudi à l'aube la Zone verte ultra sécurisée de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, sans faire de victimes ou de dégâts, a indiqué une source sécuritaire irakienne à l'AFP. Le ministère de l'Intérieur a de son côté confirmé "la chute d'une roquette près de la mosquée A-Rahmane dans le quartier Mansour de Bagdad", une zone résidentielle située près de la Zone Verte, et a dénoncé des actes "représentant une menace pour les citoyens".

Les attaques contre des intérêts américains, quasi quotidiennes début juillet, s'étaient raréfiées depuis trois semaines. La dernière opération en date remonte au 24 juillet, lorsqu'un drone a visé une base militaire au Kurdistan, sans faire de dégâts. Ces attaques sont généralement attribuées aux puissants groupes armés pro-Iran qui exigent le retrait des forces étrangères encore déployées en Irak. Les tirs de roquette contre la Zone verte surviennent le jour du retour de Washington du Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, où il a obtenu l'annonce de "la fin de la mission de combat" des Etats-Unis en Irak.

Le président américain, Joe Biden, a annoncé une "nouvelle phase" pour les 2.500 militaires encore déployés en Irak, avec une mission exclusivement centrée sur la formation des troupes irakiennes et le partage de renseignements. Mais aucun retrait de troupes n'a été annoncé. L'annonce a été saluée par l'aile politique de la coalition pro-Iran en Irak, mais pas par les groupes les plus radicaux. Dans un communiqué publié mercredi, un "Comité de coordination des factions de la résistance irakienne" a dénoncé une "manipulation destinée à prolonger la présence américaine" en Irak. "Il n'y a pas de retrait américain", ajoute le texte, exigeant le départ de toutes les forces étrangères et le transfert des bases militaires de la coalition internationale à l'armée irakienne. "La résistance se tient prête, jusqu'à un vrai retrait", ajoute le communiqué. Selon le chercheur Isham al-Shamary, interrogé par l'AFP, "la poursuite des attaques avec des roquettes ou des drones contre les intérêts américains risque d'affaiblir la portée de l'annonce de Washington et d'illustrer l'incapacité du gouvernement irakien à protéger" les troupes étrangères.

La coalition internationale antiterroriste en Irak compte encore 3.500 militaires étrangers, parmi lesquels 2.500 Américains. Déployée dans le pays en 2014, cette coalition dirigée par les Etats-Unis visait à aider les forces irakiennes dans leur lutte contre l'organisation jihadiste Etat islamique (EI). L'EI a été officiellement défaite en 2017, mais ses cellules dormantes continuent à perpétrer des attaques dans le pays.


Deux roquettes ont visé jeudi à l'aube la Zone verte ultra sécurisée de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, sans faire de victimes ou de dégâts, a indiqué une source sécuritaire irakienne à l'AFP. Le ministère de l'Intérieur a de son côté confirmé "la chute d'une roquette près de la mosquée A-Rahmane dans le quartier Mansour de Bagdad", une zone résidentielle...