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Dernières Infos - Levée Des Subventions

Karaké et Asmar appellent les responsables à trouver de nouveaux financements pour la CNSS


Karaké et Asmar appellent les responsables à trouver de nouveaux financements pour la CNSS

Le directeur de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) au Liban, Mohammad Karaki, lors d'une conférence de presse, le 28 juillet 2021. Photo ANI

Le directeur de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) au Liban, Mohammad Karaké, et le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, ont appelé les dirigeants à trouver des financements alternatifs pour la sécurité sociale, face à la "catastrophe" provoquée par la levée des subventions sur les médicaments et le matériel médical et la hausse de facto de leurs prix.

Mi-juillet, le ministère de la Santé avait annoncé la levée partielle des subventions sur les médicaments, les réserves de la Banque du Liban (BDL) qui subventionne certaines importations ayant atteint un seuil alarmant. Les médicaments pour les maladies chroniques, incurables, psychiques et nerveuses, ainsi que le lait pour nourrissons et les vaccins sont toujours subventionnés. A contrario, les médicaments dont le prix est inférieur à 12.000 livres libanaises et ceux qui peuvent être trouvés dans les centres de santé primaires, ne sont plus subventionnés. Ravagées elles aussi par la crise socio-économique qui frappe le pays et plus particulièrement le secteur sanitaire, de nombreuses pharmacies sont en grève ouverte depuis plus d'une semaine.

Lors d'une réunion, M. Karaké a souligné que parmi les 2.000 médicaments qui ne sont plus subventionnés par l'Etat, 1.050 sont normalement couverts par la CNSS et le prix de certains d'entre eux a augmenté de plus de 600 %, a-t-il souligné. "Ceci a entraîné une catastrophe pour les personnes couvertes par le régime de sécurité sociale", a-t-il déploré, calculant que "les frais couverts par la CNSS ont donc augmenté entre 200% et 600%". Dans ce contexte, la CNSS a besoin d'un financement supplémentaire afin de pouvoir continuer à couvrir les frais des bénéficiaires, a-t-il appelé.

De son côté, le syndicaliste Béchara el-Asmar a regretté que la levée des subventions se soit effectuée de manière "aléatoire et non-étudiée en raison de la pression exercée par le gouverneur de la Banque du Liban" (BDL), Riad Salamé et du fait que des lignes de crédit destinées à l'importation des médicaments n'ont pas été ouvertes, ce qui a provoqué des pénuries. Il a estimé que ce mécanisme aurait dû avoir lieu "en coopération avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d'autres organisations européennes et arabes afin de trouver un substitut (et éviter) l'effondrement du système sanitaire". Il a enfin mis en garde contre "la faillite de la CNSS et l'(épuisement) des indemnités de fin de service".

A l'issue de leur réunion, MM. Karaké et Béchara ont appelé les parties concernées à privilégier les importations de médicaments génériques, à subventionner les composants entrant dans la production locale de médicaments, à soutenir financièrement la CNSS et enfin à aider les personnes couvertes par ce régime de sécurité en augmentant le salaire minimum et les indemnités de transport, les bourses scolaires, les allocations familiales et les salaires. 

Le président de l'Ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, a également évoqué, dans un entretien sur la chaîne OTV (aouniste) la question des subventions. Il a appelé à ce que ce mécanisme soit levé "sur les produits comme l'essence et les médicaments et, qu'en échange, les citoyens bénéficient d'une carte d'approvisionnement et d'augmentations de salaire". "Cela permettrait d'éviter la contrebande" de ces produits subventionnés, qui, en pénurie au Liban, sont revendus sur le marché noir local soit en Syrie, avec une marge de profit importante pour les trafiquants, a ajouté le médecin, qui a estimé que l'Etat "semble incapable de mettre un terme" à ces pratiques. Il a déploré que des opérations importantes sont actuellement repoussées faute de médicaments et de matériel spécifique, exhortant les autorités à mettre en place un système de prescription unifié. Il a en outre indiqué que l'importation de médicaments génériques de l'étranger nécessitait "une surveillance des sociétés qui les produisent, de la part du ministère de la Santé" ainsi qu'une redynamisation du laboratoire central chargé de vérifier la qualité et l'efficacité de ces produits. 

Le directeur de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) au Liban, Mohammad Karaké, et le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, ont appelé les dirigeants à trouver des financements alternatifs pour la sécurité sociale, face à la "catastrophe" provoquée par la levée des subventions sur les médicaments et le matériel médical et la hausse de facto de leurs prix.Mi-juillet, le ministère de la Santé avait annoncé la levée partielle des subventions sur les médicaments, les réserves de la Banque du Liban (BDL) qui subventionne certaines importations ayant atteint un seuil alarmant. Les médicaments pour les maladies chroniques, incurables, psychiques et nerveuses, ainsi que le lait pour nourrissons et les vaccins sont toujours subventionnés. A contrario, les...