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Dernières Infos - Crise

Plus de médicaments au Liban si la BDL n'ouvre pas des lignes de crédit, avertissent les importateurs

Plus de médicaments au Liban si la BDL n'ouvre pas des lignes de crédit, avertissent les importateurs

Une jeune femme marchant devant une pharmacie fermée au Liban. Photo d'archives AFP

Le syndicat des importateurs de médicaments a demandé lundi à Banque du Liban (BDL) d'octroyer des lignes de crédit, faute de quoi il n'y aura plus de médicaments dans le pays d'ici la fin du mois, a-t-il averti.

"Certains médicaments sont en rupture de stock, d'autres sont disponibles mais pour des quantités couvrant une consommation de deux à trois semaines", a annoncé Marwan Hakim, l'un des membres du conseil d'administration du Syndicat à l'issue d'une réunion avec le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan. "Si les problèmes ne sont pas résolus, il n'y aura plus de médicaments au Liban", a-t-il prévenu.

M. Hakim a évoqué les problèmes auxquels sont confrontés les importateurs depuis que la Banque centrale a cessé, le 7 mai, les transferts vers les entreprises pharmaceutiques à l'étranger devant permettre l'importation de médicaments. "Nous sommes également confrontés à des problèmes liés à l'obtention d'une autorisation préalable de la BDL avant l'importation des médicaments. Or les entreprises à l'étranger n'approuvent pas l'exportation" si elles ne reçoivent pas ces transferts, a-t-il ajouté. "Nous espérons que la BDL émettra des virements vers les entreprises à l'étranger pour qu'elles acceptent d'exporter des médicaments vers le Liban", a souhaité M. Hakim.

Le Conseil central de la BDL doit tenir mercredi une réunion au sujet des médicaments. 

Les pénuries de médicaments dont souffre le pays mettent en danger la résilience même du système de santé, déjà affaibli par les coupures de courant et le départ de milliers de soignants. Samedi, Jouri Sayed, une fillette de dix mois, est décédé faute d'avoir reçu les soins nécessaires. Le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a demandé l’ouverture d’une enquête pour tirer au clair les circonstances de ce drame. La mort de la petite fille, victime de l'effondrement sanitaire du Liban, a provoqué émoi et colère à travers le pays, où s'aggravent les pénuries de carburants, d'électricité, de médicaments et d'eau.

Le syndicat des importateurs de médicaments a demandé lundi à Banque du Liban (BDL) d'octroyer des lignes de crédit, faute de quoi il n'y aura plus de médicaments dans le pays d'ici la fin du mois, a-t-il averti. "Certains médicaments sont en rupture de stock, d'autres sont disponibles mais pour des quantités couvrant une consommation de deux à trois semaines", a annoncé Marwan Hakim, l'un des membres du conseil d'administration du Syndicat à l'issue d'une réunion avec le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan. "Si les problèmes ne sont pas résolus, il n'y aura plus de médicaments au Liban", a-t-il prévenu.M. Hakim a évoqué les problèmes auxquels sont confrontés les importateurs depuis que la Banque centrale a cessé, le 7 mai, les transferts vers les entreprises pharmaceutiques à l'étranger devant permettre...