Les transporteurs routiers devraient prochainement recevoir des aides, en échange du maintien de leurs tarifs. Photo DR
Le président de la Fédération des syndicats des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, a annoncé hier qu’il avait obtenu mardi des « promesses » du Premier ministre libanais sortant Hassane Diab concernant des aides pour les transporteurs routiers.
Concrètement, cette aide consiste en trois volets. Un premier qui les inclurait parmi les catégories bénéficiaires de la carte d’approvisionnement à destination de familles défavorisées, récemment instituée sur le plan juridique par une loi adoptée au Parlement. Selon Bassam Tleiss, « plus de 50 000 transporteurs » devraient être inclus à la liste des bénéficiaires qui doit en principe comprendre 500 000 familles, lesquelles devraient recevoir un montant mensuel moyen qui variera entre 93,3 et 126 dollars par mois. En revanche, le financement du dispositif reste encore vague tandis que plusieurs de ses modalités doivent être fixées par une commission ministérielle désignée.
Deuxièmement, les conducteurs concernés – soit 33 256 qui conduisent des voitures, 4 225 chauffeurs de minibus, 1 977 conducteurs de bus et enfin 11 252 chauffeurs de camion – sont supposés recevoir chacun une aide de 500 000 livres libanaises par mois, pour payer l’entretien des véhicules, des frais qui deviennent hors de prix vu la dépréciation de la livre.
Enfin, ces transporteurs devraient aussi bénéficier de prix spéciaux pour acheter leur carburant, avec des tarifs fixés à 40 000 livres pour les 20 litres d’essence et 30 000 livres pour les 20 litres de mazout, contre respectivement 71 600 livres et 55 500 livres pour le commun des automobilistes, en plein contexte de crise du carburant. Les quantités que les transporteurs auront le droit d’acheter chaque jour à ce prix seront toutefois limitées. Les chauffeurs de voiture auront droit à 20 litres d’essence par jour, ceux des minibus à 30 litres et ceux des autobus et des camions à 40 litres de mazout par jour. En contrepartie, les syndicats se sont engagés à ne pas augmenter leurs tarifs : 4 000 livres pour le service et 2 000 pour les bus et minibus.
« Le Premier ministre sortant nous a indiqué que l’application de ces deux derniers points entrera en vigueur un mois après la mise en place effective de la carte d’approvisionnement », a conclu le président de la fédération. En revanche, et à l’instar de cette carte, aucune mention n’a été obtenue sur les sources de financement.

