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Économie - Coopération

Pierre Duquesne à Beyrouth en amont de la conférence de soutien au Liban

Pierre Duquesne à Beyrouth en amont de la conférence de soutien au Liban

Pierre Duquesne, ambassadeur du président français Emmanuel Macron pour la coordination de l’aide internationale pour le Liban. Photo d’archives/ANI.

L’ambassadeur français chargé de la coordination du soutien international au Liban, Pierre Duquesne, est arrivé hier à Beyrouth, a déclaré à L’Orient-Le Jour une source bien informée confirmant des informations parues dans la presse mardi. Le responsable français doit rester au Liban jusqu’à mardi prochain, et il devrait rencontrer des acteurs économiques et politiques, selon cette source, tandis que le pays n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise. Selon la source, l’objectif de cette visite est de « faire le suivi de l’aide française, de continuer à mobiliser les partenaires internationaux et de recenser les besoins en vue de la prochaine conférence de soutien au peuple libanais qui sera bientôt organisée ».

Le Liban ne parvient toujours pas à se doter d’un gouvernement chargé d’opérer des réformes majeures exigées par la communauté internationale, notamment les pays donateurs, pour débloquer les aides financières promises au pays du Cèdre. Le gouvernement de Hassane Diab a démissionné il y a bientôt onze mois dans la foulée de la double explosion meurtrière au port de Beyrouth le 4 août 2020. Le président français Emmanuel Macron, qui s’était rendu à deux reprises au Liban après le drame, avait proposé une feuille de route pour la formation d’un « gouvernement de mission » pour une sortie de crise. Il avait également parrainé, le 9 août 2020, une conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et au peuple libanais. Début juin, Emmanuel Macron a en outre annoncé qu’il travaillait « avec plusieurs partenaires de la communauté internationale » pour que des « systèmes de financement en soutien au peuple libanais se poursuivent au cas où un gouvernement ne serait toujours pas formé ». À la mi-juin, la France avait également présidé une conférence d’aide ayant réuni une vingtaine de pays mobilisés pour l’armée libanaise. La troupe avait formulé des besoins très précis d’aide immédiate (nourriture, médicaments, carburant, pièces détachées), s’élevant à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Entre-temps, la France a imposé des sanctions aux dirigeants politiques qu’elle estime responsables du blocage gouvernemental. Paris n’a toutefois pas rendu publique la liste des dirigeants visés ni la nature exacte des sanctions. L’UE, sous l’impulsion de la France, planche également sur un mécanisme de sanctions. Mardi, lors d’une réunion au Grand Sérail avec des ambassadeurs, le Premier ministre sortant Hassane Diab s’était plaint d’un « blocus international » contre le Liban. Des propos qui lui ont valu une réponse cinglante de l’ambassadrice de France Anne Grillo, qui lui a rappelé que l’appauvrissement du pays était une responsabilité qui lui incombait ainsi qu’aux autres dirigeants libanais, et que l’effondrement était « le résultat délibéré d’une mauvaise gestion depuis des années ».

L’ambassadeur français chargé de la coordination du soutien international au Liban, Pierre Duquesne, est arrivé hier à Beyrouth, a déclaré à L’Orient-Le Jour une source bien informée confirmant des informations parues dans la presse mardi. Le responsable français doit rester au Liban jusqu’à mardi prochain, et il devrait rencontrer des acteurs économiques et politiques, selon cette source, tandis que le pays n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise. Selon la source, l’objectif de cette visite est de « faire le suivi de l’aide française, de continuer à mobiliser les partenaires internationaux et de recenser les besoins en vue de la prochaine conférence de soutien au peuple libanais qui sera bientôt organisée ».
Le Liban ne parvient toujours pas à se doter d’un gouvernement chargé...
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