Un artisan dans une boulangerie de Beyrouth, le 26 février 2021. JOSEPH EID / Photo AFP
Le président du syndicat des boulangers, Ali Ibrahim, a affirmé lundi que la pénurie de mazout qui faisait craindre l'arrêt de production de pain est "en voie de résorption après que les installations pétrolières de Zahrani ont commencé à livrer le carburant au marché local aujourd'hui". Il a précisé que "la priorité sera désormais accordée aux secteurs vitaux, comme les boulangeries".
Le syndicaliste a par ailleurs remercié l'armée d'avoir fourni aux boulangeries de Beyrouth des "quantités suffisantes de mazout", exprimant l'espoir que cette procédure "inclura des boulangeries de toutes les régions libanaises".
Pour sa part, le rassemblement des minoteries a souligné que "les mesures rapidement prises par le ministre sortant de l'Économie Raoul Nehmé (...) ont résolu beaucoup de problèmes et de difficultés dont souffrent les minoteries et les boulangeries, notamment après qu'il a facilité les procédures avec la Banque du Liban (BDL) afin de fournir du blé."
Dans un Liban en grave crise, le ministère de l’Économie et du Commerce avait augmenté à deux reprises la semaine dernière le prix des paquets de pain libanais en fonction de leurs poids, en raison de deux hausses consécutives des prix des carburants. Cette augmentation est également liée à la fin des subventions du sucre par la BDL. Ces subventions sont accordées par la banque centrale suivant un mécanisme permettant aux importateurs d’acheter 100 % de dollars nécessaires pour payer leurs fournisseurs au taux de 3 900 livres. Selon le syndicat des importateurs, la BDL n’a pas officiellement suspendu le mécanisme en question, mais a en revanche arrêté de valider de nouveaux dossiers déposés par des importateurs de sucre ces derniers mois. Le prix du pain est fixé par le ministère de l’Économie en fonction de plusieurs paramètres, dont les cours mondiaux du blé et du prix du carburant dans le pays, celui du sucre ou encore de la levure.


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