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Sport - Football / Euro 2020

Belgique-Italie : duel de générations

Un sommet assombri par les fatigues et les blessures.

Belgique-Italie : duel de générations

Kevin De Bruyne (photo du bas, réconforté par son sélectionneur Roberto Martinez) et Eden Hazard (photo du haut, genou à terre), sortis blessés dimanche dernier lors du match de 8es de finale contre le Portugal, étaient absents hier jeudi du dernier entraînement de la Belgique à Tubize, à la veille du quart de finale de l’Euro face à l’Italie à Munich. José Manuel Vidal et Julio Muñoz/Pool/AFP

Lukaku contre Immobile, De Bruyne contre Verratti : Belgique-Italie n’est pas seulement le sommet des quarts de finale de l’Euro, ce soir à Munich, mais aussi un choc de générations entre une Nazionale décomplexée et des Diables rouges taillés pour le trophée malgré des blessures d’importance.

Dans cet Euro marqué par les surprises, Italiens et Belges font presque figure de rescapés, encore debout quand d’autres favoris sont au tapis. Pour les premiers, la survie est passée par une prolongation stressante face à l’Autriche, tandis que les seconds ont dû batailler pour éliminer le Portugal, tenant du titre sortant. Et les 8es de finale ont laissé des traces : de la fatigue chez les hommes de Roberto Mancini et des pépins de poids dans les rangs belges, avec deux blessés majeurs – Kevin De Bruyne et Eden Hazard.


Kevin De Bruyne (photo du bas, réconforté par son sélectionneur Roberto Martinez) et Eden Hazard (photo du haut, genou à terre), sortis blessés dimanche dernier lors du match de 8es de finale contre le Portugal, étaient absents hier jeudi du dernier entraînement de la Belgique à Tubize, à la veille du quart de finale de l’Euro face à l’Italie à Munich. José Manuel Vidal et Julio Muñoz/Pool/AFP

Jusqu’aux ultimes heures précédant le coup d’envoi près de l’Allianz Arena, les supporteurs des Diables rouges auront les yeux rivés sur les bulletins de santé des deux stars, priant pour qu’elles soient remises à temps pour démarrer la rencontre. « Ce sera une course contre la montre », prévient le sélectionneur Roberto Martinez depuis le début de la semaine, tout en laissant planer le doute. Le meneur de jeu de Manchester City, atout majeur dans l’animation offensive des Belges, se remet d’une blessure à une cheville, tandis que l’attaquant du Real Madrid soigne une pointe d’élongation à une cuisse. La Belgique a bien des alternatives (Yannick Carrasco et Dries Mertens), mais elle n’aura pas le même visage sans ses deux maîtres à jouer.

En face, Mancini dispose d’un groupe quasiment au complet, même s’il subsiste un doute quant à la disponibilité du défenseur Giorgio Chiellini, blessé lors du match des Azzurri contre la Suisse en phase de poules. L’Italie compte surfer sur son incroyable série de 31 matches sans défaite pour atteindre le dernier carré d’une grande compétition pour la première fois depuis sa finale de l’Euro 2012. Mais la Nazionale a connu de premiers doutes face aux Autrichiens, et n’a toujours pas affronté d’autre cador du Vieux Continent dans cet Euro. « L’erreur la plus grande, à coup sûr, serait de penser d’avoir déjà fait quelque chose de grand », a alerté Jorginho, milieu protecteur d’une sélection italienne enthousiaste et rajeunie, à l’image de son gardien Gianluigi Donnarumma, son ailier Federico Chiesa et ses milieux Nicolo Barella et Manuel Locatelli. « La Belgique, c’est un peu le carrefour de nos ambitions. Pour grandir, il faut battre des adversaires forts », a abondé l’ancien Ballon d’or Fabio Cannavaro dans un entretien à la Gazzetta dello Sport.

La formule résume bien l’enjeu pour les partenaires de Marco Verratti et Ciro Immobile, en pleine reconstruction depuis leur absence au Mondial 2018. La Belgique, elle, voit au contraire en cet Euro l’occasion de confirmer l’arrivée à maturité d’un groupe déjà proche de remporter son premier trophée majeur en Russie et de signer l’avènement d’une génération dorée (quart de finaliste à l’Euro 2016 puis demi-finaliste au Mondial 2018). Cet adversaire italien, croisé en poules à l’Euro 2000 puis à l’Euro 2016 et vainqueur 2-0 à chaque fois, est le rival idéal pour conforter l’impression qu’un sacre est possible.

Martinez compte beaucoup sur Thorgan Hazard, petit frère d’Eden, mais surtout grand buteur en 8es, et Romelu Lukaku, auteur de trois buts en phase de groupes avant de s’effacer contre le Portugal. Il s’appuie aussi sur le sens du sacrifice de sa défense, avec Thomas Vermaelen (35 ans), Toby Alderweireld (32) et Jan Vertonghen (34), vieillissants mais solides devant Cristiano Ronaldo. « Ces trois-là ont élevé la défense au rang d’art », s’est extasié leur sélectionneur après le 8e de finale. À l’autre bout du terrain, l’expérience n’est plus à prouver, non plus, dans la charnière centrale italienne, avec Leonardo Bonucci et Chiellini, si ce dernier est apte. Expérience derrière, enthousiasme devant : les ingrédients sont réunis pour un grand sommet. Avec, en vue, Wembley...

Adamo souhaite la victoire... des Belges

Le chanteur belgo-italien Salvatore Adamo souhaite une victoire de la Belgique contre l’Italie, ce qui serait pour les Diables rouges la récompense d’une « génération exceptionnelle » de joueurs, a-t-il expliqué hier. « Les Italo-Belges seraient contents que la génération Hazard, Mertens, De Bruyne ait un titre, même si nous gardons l’Italie dans notre cœur », et cela traduirait aussi « notre gratitude, notre affection pour la Belgique », a déclaré Adamo. « Les Italiens nous comprendront, nous sommes pour une victoire de la Belgique », confie celui qui est arrivé de Sicile encore enfant, après la signature en 1946 des « accords charbon » qui s’est traduite par l’arrivée massive de main-d’œuvre italienne pour exploiter les mines de Wallonie. L’artiste, qui a joué au football jusqu’à l’âge de 18 ans dans le club de Jemappes, souhaite qu’il n’y ait pas une grosse différence de buts entre les deux équipes : « Un but d’écart, avec une belle lutte, un match palpitant et un but d’Eden Hazard. » Un conseil de l’ancien ailier droit aux Diables rouges pour assurer leur victoire ? « Ne pas calculer comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Ils étaient spontanés, ils ont joué à fond tous leurs matches », répond l’artiste de 77 ans.

Source : AFP

Lukaku contre Immobile, De Bruyne contre Verratti : Belgique-Italie n’est pas seulement le sommet des quarts de finale de l’Euro, ce soir à Munich, mais aussi un choc de générations entre une Nazionale décomplexée et des Diables rouges taillés pour le trophée malgré des blessures d’importance.
Dans cet Euro marqué par les surprises, Italiens et Belges font presque figure de rescapés, encore debout quand d’autres favoris sont au tapis. Pour les premiers, la survie est passée par une prolongation stressante face à l’Autriche, tandis que les seconds ont dû batailler pour éliminer le Portugal, tenant du titre sortant. Et les 8es de finale ont laissé des traces : de la fatigue chez les hommes de Roberto Mancini et des pépins de poids dans les rangs belges, avec deux blessés majeurs – Kevin De Bruyne et...
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