Mathieu van der Poel, porteur du maillot jaune, lors du contre-la-montre à Changé (Mayenne) hier. Cette épreuve constituait la 5e étape du Tour de France. Anne-Christine Poujoulat/AFP
Une très longue ligne droite de 1 600 mètres attend les coureurs du Tour de France, aujourd’hui, à l’arrivée de la 6e étape promise aux sprinteurs à Châteauroux. Sprint massif ou en comité restreint ? La possibilité de bordures dans le peloton existe si le vent souffle suffisamment fort dans cette étape de 160 kilomètres. « Des bordures ne sont pas à exclure dans les 60 derniers kilomètres, confirme le directeur de course Thierry Gouvenou, le traceur de ce Tour. Le risque est encore plus grand dans les 20 derniers. Nous sommes sur des routes qui ressemblent à l’étape de Saint-Amand-Montrond en 2013, où Chris Froome s’était fait piéger, estime Gouvenou. Cela peut être une journée tranquille ou très piégeuse. »
Seule certitude, le parcours visite plusieurs des sites touristiques de la région. Il passe par les châteaux d’Amboise et de Chenonceau, puis par le zoo de Beauval avant d’atteindre Valençay et son château jadis propriété de Talleyrand pour mettre le cap plein sud, et rejoindre la préfecture de l’Indre. Ville-étape pour la 4e fois, Châteauroux (43 000 habitants) a fêté Cavendish, lauréat lors des deux précédentes arrivées. C’est dans la ville de Gérard Depardieu que le Britannique a signé en 2008 la première de ses 31 victoires dans le Tour et a récidivé en 2011 (devant Petacchi et Greipel). Le départ de Tours sera donné à 11h55 GMT (lancé à 12h05 GMT), l’arrivée à Châteauroux est prévue vers 15h34 GMT (horaire calculé à 46 km/h).
Hier, Amund Gröndahl Jansen –lanterne rouge au classement –, s’est élancé en premier pour les 27,2 kilomètres de la 5e étape du Tour de France, un contre-la-montre à Changé (Mayenne). Après Jansen, les autres coureurs sont partis toutes les 90 secondes, sauf pour les vingt derniers séparés par un intervalle de deux minutes. Le porteur du maillot jaune, Mathieu van der Poel (Alpecin), a démarré à 14h50 GMT. Ce premier contre-la-montre du Tour avait une importance particulière pour les blessés de ce début de course comme Geraint Thomas, le vainqueur 2018, ou Primoz Roglic. Roglic, maillot jaune en 2020 jusqu’à la veille de l’arrivée, a abordé affaibli le rendez-vous. Le leader de l’équipe Jumbo, tombé dans le final de la 3e étape, s’est baptisé « la momie » en raison de ses nombreux bandages et pansements sur tout le corps. Pour sa part, Thomas (Ineos), projeté au sol dès le début de la 3e étape, s’est luxé une épaule dans cette chute.
D’autre part, la spectatrice à la pancarte à l’origine de la chute samedi de très nombreux cyclistes du Tour de France, dont plusieurs ont été blessés, a été arrêtée et placée en garde à vue, a-t-on appris hier de source proche de l’enquête. « La femme a été identifiée formellement. Elle est en garde à vue depuis quelques minutes, l’audition commence à peine », a assuré cette source, qui a précisé qu’elle était de nationalité française. « Un suspect est en garde à vue », a de son côté confirmé le procureur de la République de Brest, Camille Miansoni, précisant qu’il s’agissait d’une femme. « Nous en saurons plus d’ici à demain matin », a-t-il ajouté. Samedi, lors de la 1re étape du Tour, la spectatrice, qui agitait une pancarte empiétant sur la chaussée en direction des caméras de la télévision et tournant le dos au sens de la course, avait été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l’arrivée. Une enquête a été ouverte pour « blessures involontaires avec incapacité n’excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ».
Source : AFP
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