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Après des critiques de Adwan, le gouvernement sortant justifie à nouveau son action

Après des critiques de Adwan, le gouvernement sortant justifie à nouveau son action

Le Premier ministre sortant, Hassane Diab. Photo ANI

La présidence du Conseil a répondu mercredi à des critiques lancées la veille par le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, Georges Adwan (Forces libanaises), concernant l'action jugée insuffisante du gouvernement sortant face à la grave crise que traverse le Liban. Dans sa réponse, le Sérail affirme que le cabinet de Hassane Diab a "accompli tous ses devoirs avant sa démission", en août 2020, et avoir "poursuivi son travail avec diligence" alors qu'il est chargé depuis onze mois de l'expédition des affaires courantes. 

Le cabinet de Hassane Diab avait démissionné il y a plus de dix mois, quelques jours après la double explosion au port de Beyrouth. Depuis, le chef de l'Etat, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, empêtrés dans un imbroglio politique et personnel, ne parviennent pas à former une nouvelle équipe pour diriger le pays et s'écharpent sur la question de la nomination de ministrables chrétiens.

Mardi, Georges Adwan avait critiqué un communiqué publié la veille par le Sérail, dans lequel le Premier ministre sortant refusait de "renflouer" son cabinet, estimant que cela risquait d'entraver les efforts pour la formation d'une nouvelle équipe. Qualifiant ce texte de "honteux", M. Adwan avait accusé le cabinet sortant de ne pas avoir accompli sa "mission". "Personne ne lui demande de réactiver le gouvernement ni de lui donner d'autres prérogatives, mais nous réclamons qu'il accomplisse ses devoirs de cabinet chargé des affaires courantes", avait-t-il affirmé. "M. Hassane Diab, vous n'avez pas accompli vos devoirs, ni lorsque votre cabinet était normal, ni lorsqu'il était sortant", avait-il lancé, accusant l'équipe démissionnaire d'avoir "laissé l'Etat s'effondrer progressivement" et d'avoir fait preuve de "négligence".

"Nous tenons à ne pas entrer dans des débats futiles (...) mais cela ne signifie pas que nous pouvons nous taire face aux falsifications et à ceux qui veulent faire porter au cabinet sortant le poids des pratiques politiques, malveillantes, personnelles et miliciennes qui ont causé ou contribué à l'effondrement dont les Libanais paient aujourd'hui le prix" actuel, a répondu la présidence du Conseil, dans un texte qui ne mentionne pas clairement le député Adwan et ses propos. "Ce gouvernement a pleinement rempli ses fonctions avant sa démission", a ajouté l'exécutif, qui a entre autres assuré avoir mis sur pied des "plans" de sauvetage économique dont l'application a été "entravée par des comptes et intérêts" politiques "alors même que les instances financières internationales avaient souligné leur importance et leur objectivité". "Ce gouvernement a également poursuivi son travail avec diligence lors de la phase d'expédition des affaires courantes qui, logiquement, ne devrait pas durer près de onze mois", poursuit le communiqué. "Avant et après sa démission, le gouvernement a ramassé les décombres laissés par les politiques financières auxquelles vous avez participé pendant de longues années, a ajouté la présidence du Conseil. Vos tentatives de répudier aujourd'hui ces politiques n'excusent pas votre implication passée". 

Les Forces libanaises ne faisaient pas partie du cabinet de Hassane Diab, qui avait été constitué en janvier 2020. Ce gouvernement avait été mis sur pied après la démission de celui de Saad Hariri, intervenue peu après le lancement du soulèvement populaire du 17 octobre 2019. Les FL avaient alors quitté l'équipe Hariri deux jours après le début du mouvement de contestation, et une dizaine de jours avant la chute du cabinet. 





La présidence du Conseil a répondu mercredi à des critiques lancées la veille par le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, Georges Adwan (Forces libanaises), concernant l'action jugée insuffisante du gouvernement sortant face à la grave crise que traverse le Liban. Dans sa réponse, le Sérail affirme que le cabinet de Hassane Diab a "accompli tous ses devoirs avant sa démission", en août 2020, et avoir "poursuivi son travail avec diligence" alors qu'il est chargé depuis onze mois de l'expédition des affaires courantes. Le cabinet de Hassane Diab avait démissionné il y a plus de dix mois, quelques jours après la double explosion au port de Beyrouth. Depuis, le chef de l'Etat, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, empêtrés dans un imbroglio politique et...