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L'Iran autorise le recours en "urgence" à un vaccin local



L'Iran autorise le recours en

Une personne se prépare à recevoir une dose du vaccin AstraZeneca dans un camp de déplacés près de Marret Mesrin, en Syrie, le 14 juin 2021. / AFP / OMAR HAJ KADOUR

Les autorités de Téhéran ont annoncé lundi avoir approuvé le recours à un vaccin de fabrication locale n'ayant pas encore obtenu d'autorisation de mise sur le marché, dans les cas relevant d'une "urgence" vaccinale.

Selon des informations parues dans la presse iranienne, cette mesure vise à compenser un manque de vaccins permettant d'administrer une seconde dose aux personnes en ayant déjà reçu une première.

"Le permis d'utilisation d'urgence du vaccin Barékat a été délivré et il sera ajouté au programme national de vaccination à partir de la semaine prochaine" (samedi, premier jour de la semaine en Iran), a déclaré le ministre de la Santé Saïd Namaki, cité sur le site de son ministère. De son nom complet "COVIran Barékat", ce vaccin est développé par la Fondation de l'ordre de l'Imam.

Selon un responsable de cet organisme parapublic, cité par l'agence officielle Irna, la production du vaccin a commencé "début juin", et depuis lors, "environ trois millions de doses" sont sorties de l'usine.

Irna a rapporté le 7 juin que le Dr Minou Mohraz, spécialiste en immunologie et membre du Comité national de lutte contre le coronavirus, avait demandé au ministère d'émettre "le plus tôt possible" une "licence d'utilisation d'urgence" pour le COVIran Barékat.

L'Iran est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid-19. La maladie y a fait plus de 82.000 morts sur un total de plus de 3 millions de personnes contaminées, selon les derniers chiffres officiels, largement sous-évalués, de l'aveu même des autorités.

Etranglé par les sanctions américaines, Téhéran se plaint de ne pouvoir importer les vaccins dont elle a besoin pour protéger sa population, compte tenu des difficultés à réaliser des paiements à ses fournisseurs à l'étranger.

Selon le ministère de la Santé, plus de 4,3 millions de personnes (sur une population totale de 83 millions d'habitants) ont reçu une première dose de vaccin depuis le début de la campagne de vaccination en février, mais seuls 851.207 Iraniens ont reçu les deux doses nécessaires.

La presse s'est récemment inquiétée d'une pénurie de vaccins risquant de faire perdre tous les bénéfices de la vaccination si des milliers de personnes ne reçoivent la deuxième dose dans les délais nécessaires.

Outre le Barékat, quatre autres vaccins iraniens contre le Covid-19 sont actuellement en phase de tests cliniques.

Les autorités de Téhéran ont annoncé lundi avoir approuvé le recours à un vaccin de fabrication locale n'ayant pas encore obtenu d'autorisation de mise sur le marché, dans les cas relevant d'une "urgence" vaccinale.Selon des informations parues dans la presse iranienne, cette mesure vise à compenser un manque de vaccins permettant d'administrer une seconde dose aux personnes en ayant déjà reçu une première."Le permis d'utilisation d'urgence du vaccin Barékat a été délivré et il sera ajouté au programme national de vaccination à partir de la semaine prochaine" (samedi, premier jour de la semaine en Iran), a déclaré le ministre de la Santé Saïd Namaki, cité sur le site de son ministère. De son nom complet "COVIran Barékat", ce vaccin est développé par la Fondation de l'ordre de l'Imam.Selon un responsable...