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Sport - Euro de football

De retour, l’Italie veut éviter le piège

De retour, l’Italie veut éviter le piège

Figurant parmi les onze pays hôtes de l’Euro, l’Italie veut montrer qu’elle compte à nouveau après le fiasco de la non-qualification pour le Mondial 2018, mais elle se méfie d’un groupe A piégeux. L’atout de Roberto Mancini et ses joueurs sera de pouvoir disputer leurs trois matches du 1er tour à Rome, dans un Stadio Olimpico ouvert à 16 000 spectateurs. Leurs adversaires, eux, joueront aussi à Bakou, à plus de 3 000 km.

Les Azzurri reviennent dans un tournoi international par la grande porte, avec l’honneur du match d’ouverture contre la Turquie. Après avoir raté la Coupe du monde en 2018, une première depuis 60 ans, l’Italie a retrouvé des couleurs, grâce à une qualification sans fausse note pour l’Euro (10 victoires en 10 matches) puis pour le prochain Final 4 de la Ligue des nations (en octobre). Mais si elle reste sur 26 matches sans défaite, la Nazionale n’a pas vraiment eu l’occasion de rencontrer des ténors. L’Euro constitue un premier vrai test sur la solidité de cette équipe enthousiaste et joueuse, bâtie sur le talent du trio Verratti/Jorginho/Barella dans l’entrejeu. Et malgré l’incertitude concernant la forme de Verratti, blessé au genou début mai, l’Italie (7e au classement FIFA) reste favorite, dans un groupe dense qui n’autorisera pas la demi-mesure.

La Belgique en quête de consécration

Génération dorée ou génération maudite ? La Belgique de Lukaku, De Bruyne et Hazard espère enfin décrocher un trophée cet été à l’Euro, à condition de s’extirper d’un groupe B abordable, mais plus dense qu’il n’y paraît. Dirigée par Roberto Martinez, la sélection belge a atteint en 2018 la 3e place du Mondial en Russie. Et cette génération sait qu’il lui reste, à grands traits, trois opportunités de décrocher un titre. L’Euro cet été, la Ligue des nations à l’automne prochain (la Belgique fait partie des quatre nations en lice pour le titre avec l’Italie, l’Espagne et la France) et le Mondial 2022 au Qatar.

Mais le grand rendez-vous européen, pour les plus optimistes parmi les supporteurs des Diables rouges, c’est l’année ou jamais, d’autant que le tirage a été plutôt clément avec la Belgique. La sélection belge affrontera certes deux pays hôtes, la Russie et le Danemark, mais ces deux nations, bien que solides, semblent moins redoutables que l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou les Pays-Bas qui figuraient aussi parmi les 11 pays d’accueil de cet Euro au format paneuropéen inédit. Bref, sur le papier, les voyants sont au vert pour les Diables rouges.

Les Pays-Bas débutent en douceur

Les Pays-Bas, eux, sont en reconquête : sept ans après leur dernière apparition dans un tournoi majeur et leur 3e place au Mondial brésilien de 2014, les Néerlandais ont à cœur de retrouver leur lustre d’antan à l’Euro, d’abord en sortant d’un groupe largement à leur portée. Dans la poule C, les Oranje trouvent des adversaires à leur mesure et, surtout, ils auront l’avantage de disputer ces trois rencontres dans leur antre, la Johan-Cruyff Arena à Amsterdam. Il faudrait donc une petite catastrophe pour voir les hommes de Frank de Boer rester à quai au terme du 1er tour.

Absents de l’Euro 2016 et du Mondial 2018, les Néerlandais retrouvent une place qu’ils n’auraient jamais dû quitter, comme en témoigne leur place de finaliste lors de la Ligue des nations en 2019. Il a fallu attendre l’avènement d’une nouvelle génération de joueurs, notamment formés à l’Ajax et demi-finalistes de la Ligue des champions il y a deux ans, pour voir enfin arriver la relève de la génération Robben/Van Persie.

L’Angleterre rêve du Graal sur ses terres

Avec ses matches du groupe D, un possible huitième de finale, des demies et une finale à Wembley, l’Angleterre dispose d’une occasion en or de conquérir l’Euro chez elle, portée par une génération qui allie talent et vécu. Après quatre ans à la tête des Three Lions, Gareth Southgate voit arriver à maturité les Raheem Sterling, Marcus Rashford et Harry Kane, alors que poussent déjà derrière Jadon Sancho, Phil Foden, Mason Mount ou Jude Bellingham... Avec une moyenne d’âge de 25 ans et 3 mois, l’Angleterre aura l’une des équipes les plus jeunes dans la compétition. Mais avec 11 joueurs impliqués dans les finales européennes en club cette saison, elle sera tout sauf inexpérimentée. Même son vécu en sélection est conséquent : une demi-finale perdue (2-1) contre la Croatie lors du dernier Mondial et une autre en Ligue des nations face aux Pays-Bas (3-1) l’année suivante.

Parmi les principaux écueils sur le chemin des Anglais figure la saison très longue et éprouvante de nombre de leurs joueurs, alors que des cadres comme Harry Maguire ou Jordan Henderson n’entreront pas à 100 % de leurs moyens dans la compétition. Des incertitudes d’autant plus dommageables qu’elles concernent un secteur défensif encore considéré comme le maillon faible, malgré le retour de John Stones à un très bon niveau avec Manchester City.

La très jeune Espagne

Pour sa part, la jeune génération espagnole menée par Luis Enrique rêve d’un exploit à l’Euro, mais devra d’abord passer par un groupe E relevé, avec notamment la Pologne et la Suède. Près d’une décennie après l’incroyable triplé Euro 2008/Mondial 2010/Euro 2012, l’heure de la Roja a-t-elle enfin sonné ?

Avec un sélectionneur renommé à sa tête et une vague de jeunes talents prêts à en découdre, l’Espagne aborde l’Euro dans la position d’outsider pour le titre. Depuis son retour à la tête de la sélection en novembre 2019 après quelques mois passés au chevet de sa fille Xana (morte d’un cancer des os à neuf ans), Luis Enrique a eu le temps de lancer de nouveaux joueurs et de faire des essais... jusqu’à la dernière fenêtre internationale de mars, où l’ancien entraîneur du Barça a encore tenté des ajustements. Son grand objectif sera de donner un cadre à cet effectif bourré de jeunes talents en manque de repères, qui découvrent à peine la sélection, à l’image de Pedri (18 ans), Eric Garcia (20 ans), Ferran Torres (21 ans), Unai Simon (23 ans), Pau Torres (24 ans), Adama Traoré (25 ans) et Marcos Llorente (26 ans), qui comptent chacun moins de 10 sélections.

La tâche sera ardue, sachant que pour la première fois de son histoire, l’Espagne débutera une grande compétition internationale sans aucun joueur du Real Madrid dans ses rangs. Avec une absence plus remarquable que les autres : celle de son capitaine Sergio Ramos, longuement blessé aux jambes en fin de saison et qui n’a pas été appelé par Luis Enrique. Autre coup dur, le capitaine remplaçant Sergio Busquets a dû quitter la Roja dimanche après avoir été testé positif au Covid-19, à moins d’une semaine de l’Euro. Luis Enrique a jusqu’au 12 juin pour faire des changements dans son effectif. L’encadrement craint notamment que Busquets ait pu contaminer des coéquipiers.

L’Espagne est la deuxième sélection participant à l’Euro à connaître une mésaventure similaire, cinq jours après le test positif du Néerlandais Jasper Cillessen. Le sélectionneur des Oranje, Frank De Boer, a écarté le gardien (habituel titulaire) du groupe pour l’Euro.

Source : AFP


Figurant parmi les onze pays hôtes de l’Euro, l’Italie veut montrer qu’elle compte à nouveau après le fiasco de la non-qualification pour le Mondial 2018, mais elle se méfie d’un groupe A piégeux. L’atout de Roberto Mancini et ses joueurs sera de pouvoir disputer leurs trois matches du 1er tour à Rome, dans un Stadio Olimpico ouvert à 16 000 spectateurs. Leurs adversaires,...

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