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Si l'initiative Berry n'est pas menée à bien, le Liban "court à sa perte", estime Kabalan

Si l'initiative Berry n'est pas menée à bien, le Liban

Le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan. Photo ANI

Le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan, a affirmé mercredi que si les responsables politiques ne formaient pas le futur gouvernement, attendu depuis août 2020, selon l'initiative proposée par le président du Parlement, Nabih Berry, le Liban "courait à sa perte".

"L'initiative du président Berry est déterminante. Il s'agit de l'initiative de la dernière chance", a affirmé le dignitaire chiite dans un communiqué. Il a ajouté que ceux qui refusent de mettre en œuvre cette initiative "poussent le pays vers un suicide politique". "Le sort du pays est très incertain et la tempête globale à laquelle il doit faire face ne connaît pas de limites", a-t-il ajouté. "Le pays est désormais confronté à une équation fatidique : soit accepter l'initiative du président Berry, soit conduire le peuple libanais à la mort et le Liban à sa perte", a lancé le mufti. 

L'initiative du chef du Législatif, qui vise à mettre sur pied un cabinet de 24 ministres sans tiers de blocage, a apporté un temps l'espoir de voir un gouvernement formé après près de dix mois d'impasse due aux rivalités politiques et personnelles entre le chef de l'Etat, Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. Elle a cependant été mise à mal mardi par un nouvel échange acerbe entre le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) et le Courant du Futur, dirigé par M. Hariri. Mardi soir, le Futur avait réagi à un discours prononcé plus tôt dans la journée par le chef du CPL, Gebran Bassil, qu'il avait qualifié de "président de l'ombre" et d'être la cause du marasme politique. M. Bassil avait, quelques heures auparavant, à l'issue d'une réunion de son groupe parlementaire, donné l'impression de tendre la main à Saad Hariri pour la formation du cabinet, et évoqué une nouvelle fois la possibilité d’une conférence de dialogue à Baabda, si M. Hariri ne se décidait pas à consentir un compromis d’ici la fin de la semaine.

Sans gouvernement apte à effectuer des réformes structurelles, le pays, en proie à une crise économique - qualifiée d'une des plus graves depuis 1850 par la Banque mondiale - ne peut pas recevoir d'aides internationales et demeure sans perspective de relèvement. 

Le mufti jaafarite, le cheikh Ahmad Kabalan, a affirmé mercredi que si les responsables politiques ne formaient pas le futur gouvernement, attendu depuis août 2020, selon l'initiative proposée par le président du Parlement, Nabih Berry, le Liban "courait à sa perte". "L'initiative du président Berry est déterminante. Il s'agit de l'initiative de la dernière chance", a affirmé le dignitaire chiite dans un communiqué. Il a ajouté que ceux qui refusent de mettre en œuvre cette initiative "poussent le pays vers un suicide politique". "Le sort du pays est très incertain et la tempête globale à laquelle il doit faire face ne connaît pas de limites", a-t-il ajouté. "Le pays est désormais confronté à une équation fatidique : soit accepter l'initiative du président Berry, soit conduire le peuple libanais à la mort et le...