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Dernières Infos - Crise Au Liban

Abiad met en garde contre des "dommages permanents" subis par le système de santé

Abiad met en garde contre des

Un homme achetant des médicaments dans une pharmacie au Liban. Photo Joao Sousa

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le Dr Firas Abiad, a plaidé mercredi pour davantage de "clarté" sur l'avenir des subventions octroyées au secteur médical et sanitaire, mettant en garde contre des "dommages permanents" pour ce secteur, dans un Liban en pleine crise socioéconomique et financière.  

"Le secteur de la santé est confronté à de nombreux défis : coronavirus, pénurie de médicaments et de fournitures médicales, personnel sous-payé partant travailler à l'étranger", a énuméré M. Abiad dans un tweet. "Pour relever ces défis, il faut que la politique de subventions soit claire", a-t-il appelé, alors que la Banque du Liban tarde à ouvrir des lignes de crédit pour les compagnies pharmaceutiques et d'importation de matériel depuis des jours, aggravant les pénuries. "Toute indécision risque de provoquer une crise perpétuelle", a-t-il estimé. 

"Le système de santé se défait à un rythme accéléré, les dommages pourraient bientôt devenir permanents", a averti le docteur. "Si une maladie n'est pas traitée, elle empire avec le temps, et la situation est la même pour les services de santé publics. Sans filet de sécurité, toute la société en souffrira et pas seulement les pauvres", a-t-il écrit.

La Banque du Liban subventionne depuis le début de la crise économique et financière (octobre 2019) les importations de plusieurs catégories de produits, notamment les médicaments et le matériel médical. Mais depuis début mai, les pharmaciens font face à de nombreuses restrictions en raison d’un changement au niveau de la procédure mise en place par la BDL, qui bloque la distribution de médicaments, même si ceux-ci sont disponibles auprès des importateurs. La banque centrale impose désormais que les importateurs obtiennent une confirmation préalable pour n’importe quelle commande. 

En outre, la BDL voit ses réserves en devises fondre rapidement à cause d'un système de subventions généralisé qui profite in fine aux plus aisés. Pour enrayer cela, le gouvernement planche depuis des mois sur une rationalisation des subventions et une alternative sous la forme d'une carte d'approvisionnement distribuée aux familles les plus pauvres. Toutefois, ces projets n'ont pas encore abouti. 

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le Dr Firas Abiad, a plaidé mercredi pour davantage de "clarté" sur l'avenir des subventions octroyées au secteur médical et sanitaire, mettant en garde contre des "dommages permanents" pour ce secteur, dans un Liban en pleine crise socioéconomique et financière.  "Le secteur de la santé est confronté à de nombreux défis : coronavirus, pénurie de médicaments et de fournitures médicales, personnel sous-payé partant travailler à l'étranger", a énuméré M. Abiad dans un tweet. "Pour relever ces défis, il faut que la politique de subventions soit claire", a-t-il appelé, alors que la Banque du Liban tarde à ouvrir des lignes de crédit pour les compagnies pharmaceutiques et d'importation de matériel depuis des jours, aggravant les pénuries....