La ministre libanaise sortante de la Défense Zeina Acar. Photo ANI
La ministre sortante de la Défense, Zeina Acar, a remercié mardi la France pour le soutien apporté au Liban et notamment à l'armée libanaise, et confirmé, lors d'un entretien avec l'ambassadrice française Anne Grillo, la tenue en juin d'une conférence d'aide à l'armée organisée par Paris.
Dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la ministre a salué "la position appréciée et remarquable" du président Emmanuel Macron, et son soutien à l'armée libanaise, "en particulier les préparatifs d'une conférence internationale qui devrait se tenir en juin". Les deux responsables ont également discuté de l'assistance apportée par la France à l'armée libanaise à tous les niveaux, militaires et logistiques, et notamment en vivres et en fournitures médicales.
Le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, en visite officielle à Paris la semaine dernière, a été reçu à l'Elysée par le président français, Emmanuel Macron, qui a qualifié la troupe de "véritable pilier de stabilité au Liban". Ce dernier a promis des aides alimentaires et des médicaments pour empêcher l’institution de s'effondrer à l’approche de la levée des subventions. Il avait également évoqué la possibilité pour la France d’organiser une conférence internationale de soutien à la troupe dans le courant du mois de juin, afin de mobiliser des aides financières.
Le Liban connaît une grave crise économique et financière depuis l'été 2019, aggravée par une impasse politique qui laisse le pays sans gouvernement depuis le mois d'août 2020. Début mars, le chef de l'armée libanaise avait tiré la sonnette d'alarme en interpellant les responsables sur les conditions difficiles rencontrées par l'armée, qui doit subir des réductions budgétaires, et sur l'impact de la crise économique et financière sur les soldes des militaires. Depuis, de nombreux pays, notamment la France, la Turquie et le Maroc et le sultanat d'Oman, ont envoyé des tonnes d'aides alimentaires à la troupe.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine