Les laboratoires font face à une grande crise : des réactifs nécessaires pour les analyses de sang commencent à être en rupture de stock. En cause, un manque de fonds pour leur importation. Ces kits, qui font partie des équipements médicaux, sont englobés par le mécanisme de subventions mis en place par la banque centrale en novembre 2019 pour faire face à la dépréciation de la livre libanaise sur le marché parallèle. Une majeure partie de leur prix d’importation est ainsi couverte par la Banque du Liban au taux officiel de 1 507,5 livres et l’autre partie doit être assurée par l’importateur. La proportion est de 85 % de dollars subventionnés et 15 % de dollars frais.Contactés par L’Orient-Le Jour, plusieurs chefs de laboratoire dans des hôpitaux universitaires ont confirmé des informations partagées dans ce sens sur WhatsApp. Fady Hobeiche, chef du laboratoire à l’Hôpital libanais – Geitaoui, affirme ainsi que cela fait un certain temps que « son laboratoire manque de certains réactifs, comme ceux nécessaires pour un test de sérologie en cas d’un don de sang ». « Je n’effectue plus que les tests urgents, mais dans quelques jours, nous n’aurons même plus les moyens d’effectuer ces tests également, ajoute-t-il. Cela est d’autant plus grave que bientôt, nous allons manquer de tous les kits de base. C’est une affaire de quelques jours. Une solution doit être trouvée rapidement. »
S’exprimant hier sur le sujet, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a affirmé dans une interview à la radio que des efforts sont fournis pour régler le problème et permettre aux laboratoires de continuer de fonctionner normalement. À suivre…

