Janine, comme tout le monde la connaît et l’appelle, est une de ces personnes dont on n’a pas besoin de donner le nom de famille ni d’affubler d’un titre. Janine, c’est Janine, un point c’est tout.
À l’âge de 2 ans, elle est privée de son père, emporté par une crise cardiaque foudroyante, ce qui la marquera toute sa vie, et quand dans sa 90e année elle sent que sa mort approche, elle dira : « Je suis contente de retrouver bientôt ce père que je n’ai jamais connu » ; cette privation lui apprendra à affronter les dures épreuves de la vie, à forger sa personnalité et à dilater son cœur en répétant sans cesse « Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au Vôtre », et qui jamais ne cessera de l’exaucer.
Un pèlerinage à Lourdes en 1960 opérera un tournant fondamental dans sa vie. À son retour, elle décide de se consacrer entièrement à la «Fraternité des malades du Liban » et elle s’installe dans un nouveau centre de celle-ci à Sin-el-Fil. Le centre sera inauguré en présence de Mgr Ziadé, Mgr Nabaa, Mgr Jarjour et du père Grégoire Haddad, futur successeur de Mgr Nabaa. L’inauguration bénéficiera d’une couverture médiatique impressionnante. Janine recevait sa première consécration publique.
Par la suite, Janine fonde avec Souad l’Institut de rééducation audiophonétique, l’IRAP, qui connaîtra un essor considérable et deviendra l’œuvre maîtresse de sa vie et auquel elle se consacrera exclusivement, corps et âme, jusqu’à son entrée dans la gloire du Père la nuit du 23 mai 2021 à la veille de ses 91 ans.
L’épopée de Janine sur la terre se terminait, mais son esprit sera toujours présent au sein de l’IRAP ; et du ciel, sa nouvelle demeure, elle ne cessera de veiller sur l’Institut, pour l’animer, le dynamiser, le fortifier et l’aider à continuer sa belle mission et à porter le flambeau.
Décrire Janine est impossible. Elle est « sui generis ». Un colosse au cœur tendre, une main de fer dans un gant de velours, une fermeté, une rigueur et une ténacité sans pareilles, une exigence harassante enrobée d’une douceur et d’une délicatesse désarmantes, un mélange de sainte Thérèse d’Avila et de la petite sainte Thérèse, une sainte mère Teresa et une sainte Bernadette Soubirous ; au final un bouquet d’humanité et de sainteté.
Janine a fait son ascension, elle est entrée dans la gloire de Dieu et devenue une intercesseuse privilégiée pour l’IRAP et pour tous ceux qui la connaissent et tous ceux qui demanderont son intercession.
Dieu a son âme. Elle repose en paix et entend Jésus, son seul GRAND AMOUR, lui répéter : Bonne et fidèle Janine. Tu as été fidèle sur terre, Je te confierai beaucoup au ciel, entre dans la joie de ton Créateur.
Un cousin
À l’âge de 2 ans, elle est privée de son père, emporté par une crise cardiaque foudroyante, ce qui la marquera toute sa vie, et quand dans sa 90e année elle sent que sa mort approche, elle dira : « Je suis contente de retrouver bientôt ce père que je n’ai jamais connu » ; cette privation lui apprendra à affronter les dures épreuves de la vie, à forger sa personnalité et à dilater son cœur en répétant sans cesse « Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au Vôtre », et qui jamais ne cessera de l’exaucer.
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