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Politique - Diplomatie

Macron et Sissi exhortent à la formation rapide d'un gouvernement au Liban

Paris et Le Caire continueront de soutenir les Libanais en fournissant des aides notamment humanitaires, selon le président français.

Macron et Sissi exhortent à la formation rapide d'un gouvernement au Liban

Le président français, Emmanuel Macron (d), et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à Paris, le 17 mai 2021. Photo AFP / Ludovic MARIN

Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont évoqué lundi, lors d'un long entretien à Paris, la situation au Liban, réaffirmant l'importance qu'un gouvernement soit formé le plus rapidement possible afin de sortir le pays de la grave crise multiforme dans laquelle il est plongé. 

A l'issue de son entretien lundi avec le président égyptien, en marge de la Conférence internationale d’appui à la transition soudanaise, M. Macron a déploré que le Liban "continue de souffrir" parce que les responsables ne parviennent pas à former le gouvernement attendu depuis plus de neuf mois. "Nous avons réaffirmé notre volonté d'œuvrer pour renforcer le Liban afin qu'il se dote d'un Etat fort qui pourra soutenir le peuple libanais qui ne peut pas rester prisonnier des intérêts de certains ni de la classe politique", a indiqué le président français selon des propos rapportés par des médias libanais. Il a affirmé que Paris et Le Caire continueront de soutenir les Libanais en fournissant des aides notamment humanitaires et que la France, avec l'Union européenne, continuera d'exercer des pressions sur les responsables. 

De son côté, le président égyptien a déclaré que Le Caire "n'abandonne pas le peuple libanais". "Nous appelons à la formation la plus rapide possible d'un nouveau gouvernement", a-t-il ajouté, exhortant à une "sortie rapide de la crise". "Nous déployons des efforts supplémentaires avec la France afin de parvenir à une solution à la crise" au Liban, a-t-il souligné. Et d'appeler "en son nom et au nom du président Macron" les forces politiques libanaises à "donner l'opportunité à un nouveau cabinet de résoudre les problèmes dont souffre" le pays. 

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Le Liban est sans gouvernement depuis plus de neuf mois, après la démission du cabinet de Hassane Diab, dans la foulée des explosions meurtrières de l'été dernier au port de Beyrouth. Le Premier ministre désigné Saad Hariri et le chef de l'État Michel Aoun, empêtrés dans des rivalités personnelles et politiques, s'accusent mutuellement de blocage du processus gouvernemental et ne se sont pas réunis depuis mi-mars.

Emmanuel Macron avait lancé le 1er septembre à la Résidence des pins une initiative pour la formation d'un gouvernement de mission composé d'experts indépendants. Amputée de son esprit initial, cette initiative n'a toujours pas permis de donner naissance à un cabinet. Face à l'impasse persistante, la France, toujours fortement impliquée dans le dossier, a décidé d'imposer des restrictions d'entrée sur son territoire à des personnalités libanaises impliquées dans la corruption. C'est dans ce contexte que le chef du Quai d'Orsay, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu à Beyrouth il y a quelques jours. Il n'a toutefois pas précisé qui sont les personnes concernées ou quelles seront les modalités précises des sanctions. Mais cette visite et les indications claires de la part des Français et des proches de M. Hariri que la réunion n’a pas été concluante, et que Paris tenait Hariri pour responsable de l’obstruction autant que le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, va clairement avoir des répercussions politiques. Alors qu’il avait été question, ces derniers jours, d’une récusation du Premier ministre désigné, ce dernier aurait été conseillé par le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choucri, d’enterrer cette option, Le Caire étant parmi les principaux soutiens du leader sunnite sur la scène régionale.


Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont évoqué lundi, lors d'un long entretien à Paris, la situation au Liban, réaffirmant l'importance qu'un gouvernement soit formé le plus rapidement possible afin de sortir le pays de la grave crise multiforme dans laquelle il est plongé. A l'issue de son entretien lundi avec le président...

commentaires (2)

JUSTE UNE PROPOSITION POUR SORTIR LE PAYS DE LA CRISE OU DU MOINS POUR POINTER DU DOIGHT UNE FOIS POUR TOUTE LES RESPONSABLES DU BLOCAGE JE CONSEILLE A MR HARRIRI DE SE RENDRE TOUS LES JOUYRS A BAABDAT AVEC UNE LISTE DE MINISTRES EN CHANGEANT CHAQUE JOUR UN NOM OU DEUX OU UNE POSITION AVEC UNE AUTRE APRES 15 JOURS QUOTIDIENS ET 15 CHANGEMENTS SI LE PRESIDENT AOUN CONTINUE A DIRE NON IL SERA CLAIREMENT AUPRES DU MONDE ENTIER CELUI QUI BLOQUE LE PAYS ET SI IL DIT OUI, ON AURA RESOLU LE PROBLEME LA VERITE fallait y penser seulement Mr harriri et surtout le faire pour eviter de vous faire endosser la responsabilite du blocage actuel

LA VERITE

14 h 40, le 18 mai 2021

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Commentaires (2)

  • JUSTE UNE PROPOSITION POUR SORTIR LE PAYS DE LA CRISE OU DU MOINS POUR POINTER DU DOIGHT UNE FOIS POUR TOUTE LES RESPONSABLES DU BLOCAGE JE CONSEILLE A MR HARRIRI DE SE RENDRE TOUS LES JOUYRS A BAABDAT AVEC UNE LISTE DE MINISTRES EN CHANGEANT CHAQUE JOUR UN NOM OU DEUX OU UNE POSITION AVEC UNE AUTRE APRES 15 JOURS QUOTIDIENS ET 15 CHANGEMENTS SI LE PRESIDENT AOUN CONTINUE A DIRE NON IL SERA CLAIREMENT AUPRES DU MONDE ENTIER CELUI QUI BLOQUE LE PAYS ET SI IL DIT OUI, ON AURA RESOLU LE PROBLEME LA VERITE fallait y penser seulement Mr harriri et surtout le faire pour eviter de vous faire endosser la responsabilite du blocage actuel

    LA VERITE

    14 h 40, le 18 mai 2021

  • Je ne sais pas pourquoi mais j’ai de la peine à croire tout ce monde qui s’agite et déplace du vent pour rien. Macron devrait évoquer l’article 1559 sans trembler et on ne l’a jamais entendu émettre le moindre murmure à ce sujet. Comment croit il sauver le Liban et permettre à ses citoyens de voter en toute conscience tant qu’une milice armée pointe ses armes sur sa population et accapare les richesses du pays pour les distribuer aux partisans de sa cause,pour être réélu? Quant à un gouvernent de sauvetage ça restera du domaine de l’utopie, une de plus puisque les pays aidants continuent à ignorer le problème essentiel qui est HB, ses armes et ses alliés locaux.

    Sissi zayyat

    12 h 37, le 18 mai 2021

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