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Santé - Covid-19

Les anticorps restent dans le sang au moins huit mois

Le constat est valable indépendamment de la gravité de la maladie, de l’âge des patients ou de la présence d’autres pathologies.

Les anticorps restent dans le sang au moins huit mois

Une étude menée en Italie sur 162 personnes testées positives au Covid-19 a montré que huit mois plus tard, seuls trois patients n’avaient plus des anticorps neutralisant le SARS-CoV-2. Photo d’archives Marc Fayad

Les anticorps neutralisant le SARS-CoV-2 restent dans le sang pendant au moins huit mois après une infection, selon une étude italienne menée par l’hôpital San Raffaele de Milan, en collaboration avec l’Institut supérieur de la santé (ISS), l’organisme conseillant le gouvernement en matière de santé publique. Ce constat est valable « indépendamment de la gravité de la maladie, de l’âge des patients ou de la présence d’autres pathologies », selon ce travail. « La présence des anticorps, bien qu’elle se réduise dans le temps, s’avère très persistante », constatent dans un communiqué conjoint le San Raffaele et l’ISS. Ils soulignent que « huit mois après le diagnostic, seulement trois patients » sur les 162 suivis (dont 29 sont décédés) n’étaient plus positifs au test de détection de ces anticorps. En outre, la présence précoce de ces anticorps est « fondamentale pour combattre l’infection avec succès ». « Ceux qui ne réussissent pas à les produire dans les premiers quinze jours après la contagion risquent davantage de développer des formes graves de Covid-19 », avancent-ils.

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Cette étude a été menée par l’Unité d’évolution et de transmission virale de l’hôpital San Raffaele, en collaboration avec les chercheurs de l’Institut de recherche sur le diabète du même établissement, qui ont développé un test particulier pour les anticorps en recourant à des techniques déjà utilisées pour l’étude des anticorps impliqués dans la réponse auto-immunitaire à la base du diabète de type 1.

Grâce à des techniques déjà utilisées pour l’étude des vaccins anti-VIH, les chercheurs du San Raffaelle et l’ISS ont également développé une nouvelle méthode d’évaluation des anticorps neutralisant le SARS-CoV-2.

L’étude, publiée dans Nature Communications, a permis de « cartographier de manière quasiment exhaustive l’évolution dans le temps de la réponse des anticorps au Covid-19 », estiment l’ISS et le San Raffaele.

L’étude a été réalisée en suivant 162 patients positifs au SARS-CoV-2 (67 % d’hommes, avec un âge moyen de 63 ans) qui se sont présentés aux urgences du San Raffaele durant la première vague de la pandémie en Italie. Les premiers échantillons de sang ont été recueillis au moment du diagnostic en mars-avril 2020, les derniers fin novembre 2020. Cinquante-sept pour cent souffraient d’une autre pathologie que le Covid au moment du diagnostic. Les plus fréquentes étaient l’hypertension (44 %) et le diabète (24 %).

Source : AFP


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