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Société - Covid-19

Bouclage à l’occasion du Fitr, certains restaurateurs protestent

Une délégation du syndicat des restaurants devrait être reçue aujourd’hui par le Premier ministre sortant, Hassane Diab.

Bouclage à l’occasion du Fitr, certains restaurateurs protestent

De nombreux propriétaires de restaurants ont annoncé ne pas vouloir se conformer au bouclage général qui devrait être décrété à l’occasion de la fête du Fitr. Photo d’archives Mohammed Yassine

La grogne se fait de plus en plus sentir au sein du secteur de la restauration, doublement affecté par la pandémie de Covid-19 et la crise économique et financière. Après les restaurateurs d’Antélias, qui avaient annoncé le week-end écoulé ne pas vouloir se conformer aux décisions gouvernementales affirmant qu’ils resteraient ouverts jusque tard dans la nuit malgré le bouclage général qui devrait être décrété à l’occasion de la fête du Fitr, c’était au tour hier du rassemblement des propriétaires des restaurants, hôtels et établissements touristiques de Zahlé de hausser le ton. Il a ainsi annoncé qu’il considérait n’être plus « concerné » par les décisions des autorités concernant les bouclages, en raison de leur application « inégale » dans les différentes régions. Tous les établissements du secteur touristique de Zahlé « ouvriront donc leurs portes et recevront des clients pendant le Fitr, tout en respectant les mesures sanitaires », a insisté le rassemblement dans un communiqué.

À Beyrouth et à Baabda, les propriétaires des restaurants interrogés ont affirmé qu’ils se conformeront aux décisions gouvernementales, « même si celles-ci sont sans aucun intérêt », lance Joseph. « Ils ne font preuve d’autorité que dans nos régions (en référence au Metn et Beyrouth, NDLR), poursuit-il. Au Liban-Sud et dans d’autres régions, les restaurants fonctionnaient normalement durant le week-end de la Pâques orthodoxe. Personnellement, je fermerais si le bouclage général est décrété. »

Même son de cloche chez Rabih, qui affirme « ne pas être du genre à vouloir jouer aux malins ni aux forts ». « Depuis le début de la pandémie, personne ne s’est soucié de nous, poursuit-il. J’ai toujours combattu seul et je continuerai à le faire. Je ferai ce qui est le mieux pour mon entreprise et dans l’intérêt de mes 100 employés. »

Hier, le syndicat des propriétaires de restaurants ne s’était pas prononcé sur la question. Contactée par L’Orient-Le Jour, une source a précisé qu’une délégation du syndicat sera reçue aujourd’hui par le Premier ministre sortant Hassane Diab pour discuter des divers problèmes rencontrés. Un communiqué officiel du syndicat sera publié à l’issue de cette réunion.

« Dissiper les doutes »

Cela alors que le pays a enregistré hier 21 décès et 302 nouveaux cas de Covid-19 au compteur de l’épidémie. Ce qui porte à 533 141 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, au nombre desquels 7 507 décès et 487 126 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 831 patients sont hospitalisés, dont 429 en soins intensifs. Comme cela est toujours le cas le lundi, le nombre de contaminations déclaré par le ministère est peu élevé, puisque de nombreux laboratoires sont fermés durant le week-end.

Du côté de la vaccination, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a appelé à ce que les critères d’inoculation du vaccin produit par AstraZeneca/Oxford pour certaines catégories d’âge soient unifiés, à l’international entre le régulateur britannique et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin de dissiper « les doutes, les peurs et les hésitations » et « rétablir la confiance », d’autant que plusieurs cas de thromboses, parfois mortelles, ont été signalés dans le monde après la vaccination notamment avec le produit AstraZeneca/Oxford. Au Liban, ce vaccin est réservé aux personnes de plus de 30 ans alors que d’autres pays adoptent le seuil de 40 ou 50, voire 55 ans et plus. L’OMS n’a jusqu’à présent pas émis de recommandation en matière d’âge pour son administration, tandis que Londres le recommande uniquement pour les plus de 40 ans, après avoir dans un premier temps préconisé qu’il soit réservé aux plus de 30 ans.


La grogne se fait de plus en plus sentir au sein du secteur de la restauration, doublement affecté par la pandémie de Covid-19 et la crise économique et financière. Après les restaurateurs d’Antélias, qui avaient annoncé le week-end écoulé ne pas vouloir se conformer aux décisions gouvernementales affirmant qu’ils resteraient ouverts jusque tard dans la nuit malgré le bouclage...

commentaires (1)

Rien de nouveau : les règles de ce qu’on appelle l’Etat ne s’appliquent qu’à Beyrouth et dans le Mont Liban. Ailleurs chacun fixe ses règles. C’est pareil pour la perception des factures EdL ou pour les taxes et impôts. Que personne ne se cache derrière son petit doigt, c’est une simple constatation et pas du tout une attaque contre une partie déterminée de la population. Le citoyen, par définition, ne respecte pas les règles s’il n’y est pas contraint. Or ce qu’on appelle l’Etat est tout simplement inexistant dans plusieurs régions libanaises

Liberté de Penser

08 h 34, le 11 mai 2021

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Commentaires (1)

  • Rien de nouveau : les règles de ce qu’on appelle l’Etat ne s’appliquent qu’à Beyrouth et dans le Mont Liban. Ailleurs chacun fixe ses règles. C’est pareil pour la perception des factures EdL ou pour les taxes et impôts. Que personne ne se cache derrière son petit doigt, c’est une simple constatation et pas du tout une attaque contre une partie déterminée de la population. Le citoyen, par définition, ne respecte pas les règles s’il n’y est pas contraint. Or ce qu’on appelle l’Etat est tout simplement inexistant dans plusieurs régions libanaises

    Liberté de Penser

    08 h 34, le 11 mai 2021

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