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Dernières Infos - Crise au Liban

Le blocage "suscite des interrogations autour de la pérennité du système politique", estime Amal

Le blocage

Le logo du mouvement Amal du président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo ANI

Le mouvement Amal du président du Parlement libanais, Nabih Berry, a estimé que les échanges d'accusations de blocage (du processus politique et gouvernemental) "suscitent des interrogations autour de la pérennité du système politique en vigueur". Il a réitéré l'appel à la formation du gouvernement qui se fait attendre depuis neuf mois et à la tenue des législatives, prévues en mai 2022, en temps voulu. 

Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire lundi, le bureau politique d'Amal a souligné que "l’angoisse des Libanais frôle désormais le désespoir face à l’entêtement des protagonistes et les échanges d'accusations de blocage politique (...)". "Cela suscite des interrogations autour de la pérennité du système politique actuellement en vigueur, et de la capacité à protéger les Libanais sur le double plan politique et social, après que l'opportunité axée sur l"initiative Berry ait été ratée", a ajouté la formation en référence à la paralysie des tractations gouvernementales après la mise en échec de l’initiative concoctée en mars dernier entre Nabih Berry et le leader druze, Walid Joumblatt. Cette solution prévoyait la formation d'un cabinet de 24 ministres (à raison de 8 pour chacun des grands camps politiques) et sans tiers de blocage. Une option qui se serait heurtée à un veto du camp présidentiel accusé de presser pour obtenir le tiers de blocage au sein de la future équipe. Le parti de M. Berry a déploré la remise sur le tapis de "propositions qui déboucheraient sur un retour à la case du tiers de blocage", dans une pique en direction du Courant patriotique libre de Gebran Bassil, qui dit lutter pour préserver ce qu'il perçoit comme "les droits des chrétiens" au sein de la future équipe. 

Sur un autre registre, le mouvement Amal a estimé que "la clé pour une solution réside dans un retour à la Constitution et au Pacte national (de 1943), notamment à ce qui n'en a pas encore été appliqué, à commencer par le vote d'une nouvelle loi électorale, en harmonie avec les aspirations des Libanais et les dispositions de l'accord de Taëf; et ce dans la perspective des législatives qui devraient se tenir aux dates prévues". Et de rappeler que la formation avait, en 2019, présenté une proposition de loi prévoyant l'élection d'un Sénat où seraient représentées les familles spirituelles, ainsi qu'une proposition de loi électorale axée sur la proportionnelle avec des circonscriptions qui seraient "aussi larges que possibles" (le Liban circonscription unique). Amal a par ailleurs renouvelé son appel à la tenue des partielles destinées à pourvoir aux dix sièges vacants du Parlement libanais du fait de la démission de huit parlementaires dans la foulée de la tragédie du 4 août 2020 et du décès de deux autres des suites du Covid-19. 

La question des échéances électorales de 2022 figurait au centre de la visite effectuée jeudi dernier par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Beyrouth jeudi dernier. Devant les diverses composantes de l'opposition, il avait insisté sur la tenue des législatives dans les délais, dans la mesure où il s'agit du premier pas sur la voie de la transition politique au Liban.  



Le mouvement Amal du président du Parlement libanais, Nabih Berry, a estimé que les échanges d'accusations de blocage (du processus politique et gouvernemental) "suscitent des interrogations autour de la pérennité du système politique en vigueur". Il a réitéré l'appel à la formation du gouvernement qui se fait attendre depuis neuf mois et à la tenue des législatives, prévues en mai...