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Économie - Crise au Liban

Brax : La crise de distribution du carburant en cours de résolution

Les stations-service, prises d'assaut par les automobilistes, rationnent les ventes et ferment leurs portes.

Brax : La crise de distribution du carburant en cours de résolution

Photo d'illustration ANI

Alors que depuis ce week-end, de longues files d'attente se forment devant les stations-service du pays, dont la plupart rationnent la vente de carburant avant de fermer leurs portes une fois leur stock épuisé, le porte-parole du syndicat des propriétaires de ces établissements, Georges Brax, a affirmé lundi que cette nouvelle crise, principalement due à un ralentissement de la distribution des produits, "est en cours de résolution".

"La crise de l'essence est en cours de résolution, les sociétés importatrices ont commencé aujourd'hui à distribuer le carburant" aux stations et cette distribution se poursuivra "jusqu'à la fête du Fitr", en fin de semaine, a assuré M. Brax à l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Il a par ailleurs réitéré que la ruée vers les stations qui a été observée ces derniers jours est due aux "rumeurs" concernant une levée des subventions sur le carburant, ce qui a provoqué la "panique des citoyens". A cela s'est ajouté le fait que certaines stations ont des réserves très limitées, ne parvenant pas à obtenir les crédits nécessaires à l'achat des carburants. "Il n'y a pas de pénurie d'essence mais un rationnement de la distribution", a-t-il déclaré, appelant les citoyens à "ne pas paniquer". Il a encore souligné qu'il n'y aurait "pas de levée des subventions" sur les produits pétroliers "dans un avenir proche", notamment parce que le secteur était "sensible" et qu'une levée de ces aides "affecteraient plus les citoyens" qu'en cas de levée des subventions sur d'autres produits et impacteraient les prix de toutes les biens de consommation.

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Vers une levée des subventions, les importateurs sur le qui-vive

En place depuis le début de la crise, les mécanismes de subventions ont pour but de limiter l’inflation sur les produits désignés (blé, carburant, médicaments, matériel médical et un panier alimentaire) en faisant bénéficier les importateurs d’une aide financière de la Banque du Liban (BDL). Un système instauré face à la dévaluation historique de la monnaie nationale, qui s’échangeait hier autour des 12 800 livres pour un dollar sur le marché parallèle (contre une parité officielle de 1 507,5 livres). La fonte des réserves de la BDL et ses multiples mises en garde quant à l’impossibilité de maintenir ces subventions font craindre aux Libanais une flambée des prix si ces mécanismes venaient à être levés sans qu’aucun système de substitution n’ait été planifié par l’exécutif. Un des bateaux-citernes contenant "une grosse quantité" de carburant a commencé à décharger son chargement dans les infrastructures ad hoc à Dora suite à un accord trouvé avec la Banque du Liban (BDL) pour le paiement de cette cargaison, a en outre précisé le syndicaliste, soulignant qu'un autre cargo attend depuis plusieurs jours d'être payé pour être déchargé. Il a dans ce cadre espéré que la BDL "facilitera l'ouverture de lignes de crédit, de manière rapide".

De son côté, Fady Abou Chakra, représentant des distributeurs de carburant, avait réitéré dans la matinée, comme il l'avait déjà fait dimanche, qu'il n'y avait aucune levée des subventions prévue pour le moment sur les carburants et que celles-ci resteraient en vigueur tant qu'il n'y a pas de mécanisme alternatif. "S'il n'y a pas de plafond fixé pour le taux de change du dollar face à la livre libanaise, nous en resterons au même point", a-t-il ajouté, estimant comme M. Brax que des "rumeurs" couplées aux "déclarations de officielles concernant les subventions et au manque de confiance des citoyens" ont provoqué la dernière ruée vers le carburant.

Files et fermetures
Celle-ci, déjà observée au cours du week-end, n'avait pas semblé faiblir lundi dans tout le pays. A Saïda (Sud), de longues files d'automobilistes patientaient pour pouvoir remplir leur réservoir, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), tandis qu'à Nabatiyé, des stations n'ont pas ouvert leurs portes "faute d'avoir été approvisionnées par les sociétés" importatrices et de distribution. A Tyr, un employé d'une station qui refusait de remplir des bidons d'essence s'est fait agresser par plusieurs clients, dont l'un d'eux prétendait travailler pour les services de renseignement de l'armée, rapporte l'Agence nationale d'information. Les agresseurs ont pris la fuite et l'employé a dû être hospitalisé. A Denniyé, dans le Nord, les voitures faisaient également la queue devant les stations encore ouvertes, qui ne vendaient de l'essence qu'à raison de 20 à 30.000 livres libanaises par véhicule. D'autres établissements ont fermé dès la matinée. La situation était similaire dans le Koura, avec de nombreux véhicules qui se pressaient devant les stations, tandis que les pompistes ne vendaient l'essence aux automobilistes que pour un maximum de 20.000 livres, avant de fermer par faute de stock.


Alors que depuis ce week-end, de longues files d'attente se forment devant les stations-service du pays, dont la plupart rationnent la vente de carburant avant de fermer leurs portes une fois leur stock épuisé, le porte-parole du syndicat des propriétaires de ces établissements, Georges Brax, a affirmé lundi que cette nouvelle crise, principalement due à un ralentissement de la...

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On ne peux même pas se rabattre sur les voitures électriques. Comment les rechargerait-on? Quel pays...

Gros Gnon

19 h 04, le 10 mai 2021

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Commentaires (1)

  • On ne peux même pas se rabattre sur les voitures électriques. Comment les rechargerait-on? Quel pays...

    Gros Gnon

    19 h 04, le 10 mai 2021

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