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Société - Coronavirus au Liban

302 nouveaux cas à l'approche de la fête du Fitr

Le pays devrait être reconfiné cette semaine.

302 nouveaux cas à l'approche de la fête du Fitr

Des promeneurs sur la corniche de Beyrouth, en avril 2021. Photo Marc Fayad

Le Liban a enregistré 21 décès et 302 nouveaux cas de coronavirus durant les dernières 24 heures, selon le rapport publié lundi soir par le ministère de la Santé. Ce bilan quotidien porte à 533.141 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, parmi lesquels figurent 7.507 décès et 487.126 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, on dénombre 831 patients hospitalisés, dont 429 en soins intensifs. Le taux de propagation par rapport au nombre de tests effectués au cours des 14 derniers jours est de 8 %. Comme cela est toujours le cas le lundi, le nombre de contaminations déclaré par le ministère est peu élevé, probablement en raison du fait que de nombreux laboratoires sont fermés au cours du week-end et que les tests ne sont donc pas analysés.

Le Liban devrait être reconfiné cette semaine pour la célébration du Fitr qui marque la fin du jeûne de ramadan chez les musulmans, à l'instar des mesures de bouclage qui avaient été prises au cours des fêtes de Pâques catholique et orthodoxe, pour éviter un regain des contaminations. Actuellement, un couvre-feu de 21h30 à 5h est maintenu pendant le mois de ramadan.

Ce possible confinement a toutefois été rejeté par le rassemblement des propriétaires de restaurants, cafés et établissements touristiques de Zahlé, qui a annoncé qu'il ne se considérait plus comme "concerné" par les décisions des autorités concernant les bouclages, en raison de leur application "inégale" dans les différentes régions. Tous les établissements du secteur touristique de Zahlé "ouvriront donc leurs portes et recevront des clients pendant le Fitr, tout en respectant les mesures sanitaires". 

Dissiper les doutes
En ce qui concerne la vaccination, jugée trop lente par certains experts, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a appelé à ce que les critères d'inoculation du vaccin produit par AstraZeneca/Oxford à certaines catégories d'âge soient unifiés, à l'international entre le régulateur britannique et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin de dissiper "les doutes, les peurs et les hésitations" et "rétablir la confiance". Plusieurs cas de thromboses, parfois mortelles, ont été signalés dans le monde suite notamment à l'administration du vaccin AstraZeneca/Oxford. Celui-ci a été provisoirement suspendu dans nombre de pays, et définitivement dans certains autres. Au Liban, ce vaccin est réservé aux personnes de plus de trente ans alors que d'autres pays adoptent le seuil de 40 ou 50, voire 55 ans et plus. L'OMS n'a jusqu'à présent pas émis de recommandation en matière d'âge pour l'administration de ce vaccin, tandis que Londres le recommande uniquement pour les plus de 40 ans, après avoir dans un premier temps préconisé qu'il soit réservé aux plus de 30 ans. Le Liban reçoit le vaccin d'AstraZeneca via la plateforme internationale Covax ainsi que dans le cadre d'une commande passée directement auprès du fournisseur. 

Samedi, le ministère de la Santé avait annoncé avoir ouvert une enquête sur plusieurs cas de décès suspects qui pourraient être liés à la vaccination, sans toutefois préciser le nombre de morts suspectes, ni le type de vaccin qui pourrait les avoir provoquées. Il a promis de rendre public "en toute transparence" le rapport final de cette enquête.

"Epée à double tranchant"
Le Dr Bizri a souligné, lors d'un entretien à la chaîne OTV, que cette investigation, "après deux décès suite à l'administration du vaccin d'AstraZeneca, est menée de manière sérieuse", soulignant que ces morts "ne sont pas forcément liées à la vaccination". Les effets secondaires de ce vaccin peuvent apparaître "entre 4 ou 5 jours et deux semaines après l'injection", a-t-il précisé, soulignant que de tels effets sont observés "avec tous les vaccins et sont rares". Il a toutefois estimé qu'il ne fallait pas inoculer l'AstraZeneca aux moins de 30 ans et que de nouvelles recommandations à ce sujet pourraient être formulées par des experts mardi.

Plus tôt dans la journée, lors d'une interview radiophonique, le Dr Bizri avait répété qu'il était "trop tôt pour parler d'immunité collective" au Liban, un objectif qui nécessite la vaccination d'une plus grosse portion de la société. "Nous commencerons à souffler (face à la pandémie, ndlr) d'ici juin et juillet", a-t-il ajouté, estimant toutefois que l'été serait "une épée à double tranchant" et qu'il faudrait "faire attention pour éviter les erreurs commises l'été dernier" au cours duquel les contaminations avaient commencé à exploser dans le pays. 



Le Liban a enregistré 21 décès et 302 nouveaux cas de coronavirus durant les dernières 24 heures, selon le rapport publié lundi soir par le ministère de la Santé. Ce bilan quotidien porte à 533.141 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, parmi lesquels figurent 7.507 décès et 487.126 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, on dénombre 831 patients...

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