L'hôpital Hôtel Dieu de France à Beyrouth. Photo ANI
Plusieurs hôpitaux du Liban, dont l'Hôtel Dieu de France (HDF), à Beyrouth, et l’hôpital Notre-Dame des Secours, à Jbeil, ont annoncé lundi matin qu'ils ne recevraient, jusqu'à nouvel ordre, aucun patient dans tous leurs départements et cliniques, conformément à l'appel à la grève lancé dimanche par l'ordre des médecins. Cette grève "d'avertissement" a été lancée afin de protester contre les indemnités, jugées excessives par le secteur médical et hospitalier, que deux hôpitaux, l’hôpital Notre-Dame des Secours et l’AUBMC (l'hôpital américain), et deux médecins, Issam Maalouf et Rana Chrara, ont été condamnés à verser à la petite Ella Tannous, une enfant victime d’une erreur médicale, et à ses parents. L’affaire, qui remonte à 2015, vient d’être tranchée par la cour d’appel de Beyrouth.
L'HDF a indiqué, dans un communiqué, qu'il ne recevrait que les cas "graves et urgents" et des patients en chimiothérapie, L'établissement de Jbeil se contente de préciser, dans un communiqué, qu'il n'accueillera que les cas urgents, dénonçant "l'injustice" de la décision de la justice.
Les indemnités réclamées s’élèvent à 10 milliards de livres (neuf à l’enfant et un milliard à ses deux parents) ainsi qu’à une pension mensuelle à vie égale à quatre fois le salaire minimum du moment. Ces montants sont exigés à égalité, de la part des deux médecins et hôpitaux visés.
Dimanche soir, l'AUBMC avait annoncé se mettre en grève et fermer, jusqu'à nouvel ordre, tous ses cabinets médicaux.


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