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Économie - Crise

Lancement de Sayrafa : la circulaire se fait toujours attendre

Lancement de Sayrafa : la circulaire se fait toujours attendre

La nouvelle plateforme des changes Sayrafa, qui inclut les banques commerciales et d’investissement, n’a toujours pas été publiée par la Banque du Liban. Photo João Sousa

Annoncée en mars et attendue depuis déjà deux semaines, la circulaire lançant et dessinant les contours de la nouvelle plateforme des changes Sayrafa n’a toujours pas été publiée par la Banque du Liban (BDL). Cette version de la plateforme doit y conserver les changeurs (depuis l’été dernier) et y inclure les banques commerciales et d’investissement. Aucune information concernant la palette des transactions autorisées, le taux de change de départ ou la fenêtre d’intervention que s’est fixée la BDL pour intervenir sur le marché n’a cependant été certifiée. Le 28 avril, la BDL a déclaré l’avoir envoyée au ministère des Finances, qui a indiqué l’avoir reçue mercredi.

Lancée en juin dernier, cette plateforme ambitionnait de renforcer la transparence sur le marché des changes qui échappe à tout contrôle depuis que la livre a commencé à se déprécier au fur et à mesure que le pays commençait à s’enfoncer dans la crise fin 2019. Mais son utilisation n’était pas très répandue auprès des agents de change agréés, à qui la BDL imposait un taux de change de 3 900 livres pour un dollar, bien inférieur à celui du marché parallèle (autour de 12 000 livres hier, un niveau stable depuis peu).

Jeudi, la Banque centrale a publié une tout autre circulaire (intermédiaire n° 939) qui demande aux banques de lui envoyer au plus tard le 17 mai le nombre et les totaux de 16 différents intervalles de dépôts, allant de moins de 5 millions de livres à plus de 150 milliards de livres à trois dates différentes : à fin 2015, fin octobre 2019 et fin mars 2021. Et ce, pour les comptes libellés en livres et en devises au taux officiel. Ce décompte exclut toutefois les comptes en dollars frais (sur lesquels ne s’applique aucune restriction bancaire), soit donc, selon la BDL, les comptes créés « après le 31 octobre 2019 ». Toutefois, la Banque centrale avait officiellement légalisé ce concept le 10 avril 2020, sans donner de date pivot, alors que l’Association des banques au Liban (ABL) l’avait, elle, fixée au 17 novembre 2019.

En 2016 ont débuté les opérations d’ingénierie financière ayant pour but d’échanger des titres de dette et qui ont résulté en un grand profit pour les banques du pays. Le 17 octobre 2019, un mouvement de contestation appelé « révolution » a débuté et laissé éclater au grand jour la crise économique que traverse le pays.


Annoncée en mars et attendue depuis déjà deux semaines, la circulaire lançant et dessinant les contours de la nouvelle plateforme des changes Sayrafa n’a toujours pas été publiée par la Banque du Liban (BDL). Cette version de la plateforme doit y conserver les changeurs (depuis l’été dernier) et y inclure les banques commerciales et d’investissement. Aucune information concernant...

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