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Au lendemain de la perquisition menée par Ghada Aoun, la société Prosec dénonce des "actes chaotiques"

La société de sécurité et de transport de fonds Prosec, basée à Baabda, a affirmé jeudi qu'elle se réservait le droit "de porter plainte contre toute partie qui porte atteinte à (sa) réputation et (ses) activités", dénonçant des "actes chaotiques" causant des dommages à l'entreprise, au lendemain d'une perquisition  des locaux de l'entreprise par la procureure près la Cour d'appel du Mont-Liban, Ghada Aoun.

Malgré le fait qu'elle ait été écartée des grands dossiers financiers par le procureur général près la Cour de Cassation, Ghassan Oueidate, la nouvelle perquisition de la juge Aoun est intervenue dans le cadre de ses enquêtes sur des soupçons de trading impliquant le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et le PDG de la Société générale de banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui. Mme Aoun a perquisitionné à plusieurs reprises la société de convoyage de fonds Mecattaf dans le cadre d'une enquête ouverte pour déterminer si l'entreprise a été impliquée dans des transferts illicites d'importantes sommes en devises vers l'étranger à l'automne 2019, alors que le pays commençait à s'enfoncer dans une grave crise financière. 

Dans un communiqué, Prosec a dénoncé la présence de "civils sans qualités judiciaires" devant l'entreprise, lors de la perquisition, à même "de menacer ses biens, ses fonds ou ceux de ses clients". Elle a demandé "aux forces de sécurité de protéger les propriétés privées et les fonds confiés" à l'entreprise. "Nous nous réservons le droit de porter plainte contre toute partie qui porte préjudice à notre réputation et atteinte à notre activité", a déclaré l'entreprise, avertissant que "toute poursuite d'actes chaotiques pourrait causer des dommages supplémentaires à l'entreprise et ses employés". Les précédentes perquisitions effectuées par la magistrate Aoun auprès de la société Mecattaf ont été émaillées de violences entre la police et des partisans de la juge proches du courant aouniste, contribuant à la polarisation politique de l'affaire.

La perquisition de Prosec s'est déroulée mercredi alors que la juge Ghada Aoun avait été dessaisie il y a trois semaines des dossiers d'enquête sur les crimes financiers par le juge Oueidate, qui a réorganisé les tâches au sein des parquets d'appel. Refusant toutefois cette nouvelle attribution des dossiers, elle a déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour faire annuler la décision.

"Officiellement, c'est le juge Samer Lichaa qui est en charge du dossier, ce qui a suscité une controverse quant à la légalité de la source autorisée à demander des informations", a affirmé par ailleurs Prosec, dans une allusion à la perquisition jugée illégale de la juge Aoun. L'entreprise a indiqué "qu'elle se conformerait à toute décision judiciaire émise par le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, ou le Conseil supérieur de la magistrature". 


La société de sécurité et de transport de fonds Prosec, basée à Baabda, a affirmé jeudi qu'elle se réservait le droit "de porter plainte contre toute partie qui porte atteinte à (sa) réputation et (ses) activités", dénonçant des "actes chaotiques" causant des dommages à l'entreprise, au lendemain d'une perquisition  des locaux de l'entreprise par la procureure près la Cour d'appel du Mont-Liban, Ghada Aoun.Malgré le fait qu'elle ait été écartée des grands dossiers financiers par le procureur général près la Cour de Cassation, Ghassan Oueidate, la nouvelle perquisition de la juge Aoun est intervenue dans le cadre de ses enquêtes sur des soupçons de trading impliquant le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et le PDG de la Société générale de banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui. Mme Aoun a...